LES IVOIRIENS ET LE MONDE ENTIER DISENT NON A L’INTERVENTION ARMEE

6 Jan

LES IVOIRIENS ET LE MONDE ENTIER DISENT NON A L’INTERVENTION ARMEE

De toutes parts, de tous les continents, des voix s’élèvent pour dire non à une intervention armée totalement injustifiée contre la Côte d’Ivoire, ses populations et son État souverain.

Difficile de comprendre pourquoi M. Alassane Ouattara et la « communauté internationale » qui le soutient persistent à vouloir créer un bain de sang totalement inutile. Son premier Ministre, M. Guillaume SORO ne cesse de proférer des menaces virulentes dignes d’un chef guerrier sanguinaire. Dans la bouche de M. Ouattara et M. Soro, on n’entend que les mots « sang », « morts », « attaque » et pire encore « force légitime » pour enrober ce qui ne sera rien d’autre qu’une hécatombe fatale pour la Côte d’Ivoire et pour toute la sous-région ouest-africaine.

Il y a un contentieux électoral. Au vu des documents, preuves et pièces étudiés par tous les émissaires qui ont pris la peine de se pencher sur ce dossier, il est clair que des fraudes graves se sont produites dans le Nord. Il est clair que l’annonce calamiteuse des résultats par un individu séquestré au quartier général de campagne du candidat Ouattara est plus que questionnable. Il est clair que plusieurs choses n’ont pas été dites… Le doute est plus que permis, il est réel…

Alors, pourquoi ne pas purement et simplement revisiter les élections? Plusieurs propositions ont été faites par le Président Laurent Gbagbo:

  • une commission internationale de contrôle
  • un recomptage des voix
  • un dialogue direct à une table de négociation

Aujourd’hui, une nouvelle proposition a été faite, encouragée par plusieurs pays: un troisième tour pour trancher une bonne fois pour toutes.

M. Ouattara s’enferme dans un blocage inexplicable face à toutes ces propositions en faveur de la paix et de la stabilité. Pire encore, il prend la parole sur de multiples médias internationaux, dont la radio de l’ONU en Côte d’Ivoire (ONUCI FM) pour oser minimiser les risques d’une guerre civile en cas d’attaque contre la Côte d’Ivoire. C’est vraiment choquant et révoltant.

 

Selon Radio Canada ce jour, Alassane Ouattara, affirme qu’une intervention militaire dirigée contre le président sortant, Laurent Gbagbo, n’entraînerait pas de guerre civile dans le pays.

« L’intervention militaire ne veut pas dire que la Côte d’Ivoire sera embrasée. Il s’agit, comme ceci a été fait ailleurs en Afrique ou dans d’autres pays, de venir chercher Laurent Gbagbo et de le sortir du palais présidentiel », a-t-il déclaré mercredi sur les ondes de la chaîne France 24. Non seulement M. Ouattara se fait chantre des coups d’état qui ont tristement marqué l’histoire africaine, mais en plus, il tient des propos gravement irresponsables en méprisant ouvertement les millions de pertes civiles qu’une telle action entraînerait.

 

Il y a plus grave. Plus de 500 hommes lourdement armés sont en position à Bouaké (fief de la rébellion des Forces Nouvelles). 200 hommes sont en position à Séguéla et 300 hommes sont à l’hôtel du Golf, tous prêts à intervenir dans les prochains jours pour lancer cette attaque qui ne manquera pas de décimer d’innocentes populations, tout ça pour la seule volonté d’un homme que la France veut imposer de force à la tête de ce pays.

 

Nous nous levons tous pour dire non à cette agression.

 

 

Côte d’Ivoire. Dialogue impossible

La Dépêche du Midi – 05.01.2011

Le camp d’Alassane Ouattara, reconnu comme président ivoirien par la communauté internationale, rejette l’offre de dialogue de son rival Laurent Gbagbo et veut seulement «qu’il s’en aille», a déclaré hier Ali Coulibaly, conseiller diplomatique de M. Ouattara.

«Tout ce qu’on attend c’est qu’il s’en aille, le reste n’a aucun intérêt pour nous», a déclaré M. Coulibaly, ajoutant que «Gbagbo essaie d’endormir la conscience des gens», mais que «sa parole n’a aucune espèce d’importance»

«M. Gbagbo a accepté de négocier une issue pacifique de la crise, sans condition préalable», venaient d’annoncer à Abuja les médiateurs de l’Union africaine (UA) et de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) au lendemain d’une mission à Abidjan. Laurent Gbagbo «s’est aussi engagé à lever immédiatement le blocus autour du Golf Hôtel», selon les médiateurs de l’UA et de la Cédéao. «Que signifie une issue pacifique ? On veut qu’il parte c’est tout», a insisté Ali Coulibaly affirmant que le Golf Hôtel , QG d’Alassane Ouattara était toujours soumis à un blocus routier des Forces de défense et de sécurité loyales à M. Gbagbo.

 

Communication du Gouvernement de Côte d’Ivoire: il demande aux ex-rebelles de quitter Abidjan avant de lever le blocus du QG de Ouattara

AFP – 05.01.2011

 

Le blocus du QG d’Alassane Ouattara à Abidjan « sera levé » si les ex-rebelles qui s’y trouvent vont à Bouaké (centre), fief de l’ex-rébellion des Forces nouvelles (FN), a déclaré mercredi Alcide Djédjé, ministre des Affaires étrangères de Laurent Gbagbo. « Il suffit que les soldats des FN aillent à Bouaké, ce blocus sera levé », a déclaré Alcide Djédjé lors d’une conférence de presse à Abidjan.

Selon lui, Laurent Gbagbo « n’a pas dit » aux émissaires africains venus le voir à Abidjan « qu’il levait le blocus du Golf Hôtel (QG de Ouattara), il a dit qu’il était prêt à étudier les conditions de levée du blocus ».Téléchargez notre NEWS LETTER DU 06 janvier 2011

« L’armée ivoirienne estime qu’on ne peut pas tolérer qu’il y ait 300 soldats lourdement armés de l’ex-rébellion dans cet hôtel. Cela constitue une menace, y compris même pour le président Gbagbo dont la résidence se trouve à cinq minutes en bateau », a ajouté Alcide Djédjé.

 

La sécurité de l’hôtel est assurée par des éléments des FN ainsi que par 800 Casques bleus. Des barrages des Forces de défense et de sécurité (FDS) loyales à Laurent Gbagbo en bloquent l’accès routier depuis trois semaines et étaient toujours en place mercredi. « Le blocus est fait pour des raisons sécuritaires. les FDS défendent tout le périmètre du Golf Hôtel et des quartiers environnants », a affirmé Alcide Djédjé, ajoutant qu’il « n’est pas fait pour que les gens soient en prison », mais pour « assurer la sécurité des Ivoiriens, des missions diplomatiques ». Les émissaires de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cedeao) et de l’Union africaine (UA), venus lundi à Abidjan rencontrer Laurent Gbagbo et son rival Alassame Ouattara, avaient indiqué que Laurent Gbagbo acceptait de lever « immédiatement » le blocus routier autour du Golf Hôtel.

 

L’option militaire en Côte d’Ivoire divise l’Afrique
L’Humanité le 5 Janvier 2011 – Rosa Moussaoui

 

Si les États d’Afrique de l’Ouest (Cedeao) semblent désormais vouloir privilégier 
le dialogue, c’est qu’un recours à la force est loin de faire l’unanimité parmi eux.

Les menaces d’intervention militaire à Abidjan ne sont pas dissipées. Mais la Communauté des États d’Afrique de l’Ouest (Cedeao) semble constater, ces dernières heures, qu’elle n’a pas épuisé toutes les ressources du dialogue dans la crise ivoirienne. « On est dans l’impasse mais le dialogue continue », résumait hier le président nigérian, Goodluck Jonathan, président en exercice de l’organisation ouest-africaine, alors que les présidents Boni Yayi (Bénin), Ernest Koroma (Sierra Leone) et Pedro Pires (Cap-Vert) lui rendaient compte de leur mission en Côte d’Ivoire. Au lendemain de cette nouvelle intercession, les émissaires de la Cedeao, comme celui de l’Union africaine, le premier ministre kényan, Raila Odinga, ont confirmé que Laurent Gbagbo était disposé à négocier « une issue pacifique » à la crise. Signe de détente ? On promettait hier soir, au palais de Cocody, de lever les barrages des forces de sécurité bloquant l’accès à l’Hôtel du Golf, QG d’Alassane Ouattara abritant aussi des éléments armés des Forces nouvelles. Dans le camp de l’ancien premier ministre d’Houphouët Boigny, on démentait toutefois les affirmations des médiateurs africains sur un projet d’entrevue entre les deux rivaux.

Si la Cedeao semble désormais vouloir privilégier la discussion, c’est que l’option militaire est loin de faire l’unanimité. Les premières réserves publiquement exprimées sont venues de la diplomatie ghanéenne. « Nous privilégions le dialogue dans la résolution de la crise ivoirienne, plutôt que l’option militaire », affirmait, vendredi, l’ambassadeur du Ghana au Burkina Faso, Dauda Mandiaya Bawuni. Au fond, personne ne croit au scénario d’une opération éclair installant sans délais Alassane Ouattara au pouvoir. « Les forces de sécurité sont du côté de Gbagbo. Il a garanti ses arrières, il a de quoi résister, ça peut faire très mal », analyse un observateur ouest-africain, qui n’hésite pas à évoquer les bourbiers afghan et irakien.

L’autre argument qui plaide en faveur d’une issue négociée et pacifique est économique. À elle seule, la Côte d’Ivoire, malgré le délabrement de son économie, pèse 40 % du PIB de l’Afrique de l’Ouest. Les pays sahéliens, surtout, ne veulent pas voir entravés les corridors économiques qui les relient au port d’Abidjan. « Plus de 30 % des mouvements de marchandises vers le Mali passent par le port d’Abidjan. Une intervention militaire aurait des conséquences très graves sur l’approvisionnement de notre pays et sur son économie », fait-on remarquer dans l’entourage du président Amadou Toumani Touré.

Enfin, certains chefs d’État, mal placés pour défendre « la démocratie », craignent les répliques politiques d’un activisme en faveur de la solution armée en Côte d’Ivoire. « Ceux qui se sont incrustés au pouvoir par le truchement des hold-up électoraux, des tripatouillages constitutionnels et de la politique de la terreur jettent la pierre à (…) Laurent Gbagbo. Parmi les chefs d’État de la Cedeao qui militent pour une intervention militaire, il y en a qui n’ont jamais été élus », constate opportunément le journal togolais Liberté.

Téléchargez notre NEWS LETTER DU 06 janvier 2011

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2 Réponses to “LES IVOIRIENS ET LE MONDE ENTIER DISENT NON A L’INTERVENTION ARMEE”

  1. benoit 07/01/2011 à 15:21 #

    Les déclarations de Ouattara montre qu’il est un « petit » Homme. Croit-il sérieusement que les ivoiriens vont laisser que des étrangers viennent « enlever » comme ça leur PRÉSIDENT? Son attitude suscite beaucoup de questions:
    – Pourquoi refuse-t-il le recomptage des voies?
    – Pourquoi refuse-t-il le retrait des sa milice du « Golf hôtel »?
    – « Hier » il brandissait les résultats qui lui donnait vainqueur. « Aujourd’hui, il estime que le débat n’est plus là, quand on revient sur ces mêmes résultats. Il réclame le départ prompt du Président M.Gbagbo. Qu’a-t-il peur?
    – S’il faut parler d’amnistie,qui en a absolument besoin avec les milliers d’Ivoiriens que sa rébellion a descendu en Côte?
    Que Ouattara laisse la chose là! Si non c’est lui qui va tomber comme « un fruit pourri! »

    • LE GRAND PRETRE 10/01/2011 à 13:53 #

      benoit, j’ai lu ta reaction avec attention.mais mon frère, il y a toujours des cancres qui croient en ce monsieur et avec à leur tête sarko et obama……….. pauvre monde.

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