COTE D’IVOIRE: LA PAIX A TOUT PRIX !

7 Jan

Plus les jours passent, plus de questions sont posées sur la situation ubuesque que vit la Côte d’Ivoire. Les ivoiriens, de plus en plus inquiets par la perspective d’une attaque contre leur pays, qu’ils jugent totalement injustifiée, et qui ne manquera pas de détruire des millions de vies innocentes.

Notre pays est un pivot culturel et ethnique de l’ensemble de la sous-région ouest-africaine. Nous en comprenons pas qu’une partie de la communauté internationale, animée par des intérêts inavouables et qui s’est précipitée, dans le sillage de Nicolas Sarkozy, pour « adouber » un des candidats à l’élection présidentielle en faisant fi de la souveraineté et de la légalité constitutionnelle de la Côte d’Ivoire, continue dan sa logique de destruction.

Nous en appelons à des positions objectives et pacifiques. Nous en appelons à la recherche de la paix. Une issue pacifique est encore possible. Nul ne peut dire que le doute n’est pas permis en ce qui concerne l’issue calamiteuse de l’élection présidentielle.

Comme nous le présentions dans notre édition d’hier, il y a un contentieux électoral manifeste. Au vu des documents, preuves et pièces étudiés par tous les émissaires qui ont pris la peine de se pencher sur ce dossier, il est clair que des fraudes graves se sont produites dans le Nord. Il est clair que l’annonce calamiteuse des résultats par un individu séquestré au quartier général de campagne du candidat Ouattara est plus que discutable. Il est clair que plusieurs choses n’ont pas été dites… Le doute est plus que permis, il est réel…

Alors, pourquoi ne pas purement et simplement revisiter les élections? Plusieurs propositions ont été faites par le Président Laurent Gbagbo:

  • une commission internationale de contrôle
  • un recomptage des voix
  • un dialogue direct à une table de négociation

Aujourd’hui, une nouvelle proposition a été faite, encouragée par plusieurs pays: un troisième tour pour trancher une bonne fois pour toutes.

De façon incompréhensible, M. Ouattara prône de plus en plus fort une attaque armée contre la présidence ivoirienne, de manière fort belliqueuse et irresponsable, il attise la haine et tisse les sillons d’un véritable bain de sang qui semble ne pas l’inquiéter.

Selon Alassane Ouattara, une intervention militaire dirigée contre le président sortant, Laurent Gbagbo, n’entraînerait pas de guerre civile dans le pays.

« L’intervention militaire ne veut pas dire que la Côte d’Ivoire sera embrasée. Il s’agit, comme ceci a été fait ailleurs en Afrique ou dans d’autres pays, de venir chercher Laurent Gbagbo et de le sortir du palais présidentiel », a-t-il déclaré mercredi sur les ondes de la chaîne France 24. Non seulement M. Ouattara se fait le chantre des coups d’état qui ont tristement marqué l’histoire de l’Afrique, mais en plus, il tient des propos gravement irresponsables en méprisant ouvertement les millions de pertes civiles qu’une telle action entraînerait. Il continue dans sa logique de déstabilisation, oubliant que sa rébellion qui a attaqué la Côte d’Ivoire depuis 2002 a fait des dizaines de milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés. Oubliant qu’il est le seul dénominateur commun de toutes les crises militaires et politiques qui ont ébranlé la Côte d’Ivoire depuis les années 90. Oubliant qu’il a été confronté à de fortes oppositions avec tous les chefs d’état depuis le décès de Félix Houphouët-Boigny, à savoir : Henri Konan Bédié (vieillissant aujourd’hui et qui a été contraint à une alliance de façade au sein du RHDP), Feu Robert Guéï et M. Laurent Gbagbo.

M. Ouattara est prêt à tout pour gouverner ce pays. De sources concordantes, il nous revient des informations très graves: plus de 500 hommes lourdement armés sont en position à Bouaké (fief de la rébellion des Forces Nouvelles). 200 hommes sont en position à Séguéla et 300 hommes sont à l’hôtel du Golf, tous prêts à intervenir dans les tous prochains jours pour lancer cette attaque qui ne manquera pas de décimer d’innocentes populations, tout ça pour la seule volonté d’un homme que la France veut imposer de force à la tête de ce pays.

Côte d’Ivoire-Sénégal: Pétition contre une offensive militaire

Ousseynou Diongue – Sud Quotidien – 05.01.2011 (extraits)

Le professeur Malick Ndiaye et la communauté ivoirienne à Dakar ont exprimé, ce mardi, dans le cadre d’une rencontre à l’Ucad (Université Cheikh Anta Diop) et à travers le lancement d’une pétition contre une offensive militaire en Côte d’ivoire, leur mécontentement à l’encontre de la communauté internationale, particulièrement la CEDEAO et la France.

La communauté ivoirienne présente à Dakar et le Professeur Malick Ndiaye, ont dénoncé l’idée d’envoyer une force offensive militaire en cote d’ivoire, de peur, de revivre la même situation qu’au Rwanda 1994. C’était ce mardi, 4 janvier 2011, à l’auditorium du Rectorat de l’Ucad(Université Cheikh Anta Diop).

Pour les pétitionnaires, une offensive militaire en Côte d’Ivoire comporterait le risque d’une guerre interminable qui pourrait entrainer un génocide, avec son corollaire de déplacements des femmes et des enfants qui en seraient les principales victimes.

Selon eux, malgré les nombreuses menaces de la communauté internationale, les injonctions et les ingérences envers leur pays, ils restent persuadés qu’il n’y a qu’une seule sortie de crise : « Ce sera la solution du dialogue ».

Présent à la rencontre de lancement de la pétition, M. Ibrahima Sène du Pit (Parti de l’indépendance et du travail) a déclaré que présentement, « la situation a évolué, parce que les missionnaires de l’Union Africaine sont rentrés d’Abidjan avec des arguments qui doivent aboutir impérativement au dialogue ».
M. Sène de rappeler que l’Union Africaine « est disposée à organiser une rencontre entre les deux protagonistes en l’occurrence Ouattara et Gbagbo, mais malheureusement, M. Ouattara a catégoriquement refusé.»

A la suite de M. Sène, Mme Hamza Patricia, avocate de profession, a continué sur la même lancée pour dire que « c’est la communauté internationale notamment l’Onuci qui a été la première à semer le trouble en validant les résultats proclamés par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) ». Et d’ajouter « Alors qu’elle devait attendre la proclamation officielle des résultats par le conseil constitutionnel.» Ndlr: comme cela a été le cas pour le premier tour des élections!
Mme Hamza Patricia de conclure sur un ton très amer que « Beaucoup de pays Africains qui prétendent envoyer des forces régulières en Côte d’Ivoire ont parfois sollicité l’État ivoirien et le Président Gbagbo, afin qu’il leurs viennent en aide financièrement pour payer leurs fonctionnaires».

La Chine appelle à résoudre la crise en Côte d’Ivoire par le dialogue

Chine Nouvelle – 06.01.2011

La Chine a appelé jeudi les parties impliquées dans la crise en Côte d’Ivoire à résoudre d’une manière appropriée les disputes et les différends à travers le dialogue.

« Nous apprécions les efforts positifs de l’Union africaine (UA) et de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEEAO) pour promouvoir une résolution pacifique de la crise en Côte d’Ivoire« , a déclaré jeudi à Beijing Hong Lei, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, lors d’une conférence de presse régulière.

La Côte d’Ivoire traverse une crise politique après l’annonce par Laurent Gbagbo et son rival présidentiel Alassane Ouattara de leurs victoires respectives lors des élections présidentielles du 28 novembre 2010.

L’UA et la CEDEAO ont envoyé une délégation au sommet composée de cinq membres en Côte d’Ivoire pour chercher une solution pacifique à la crise politique.

M. Hong a ajouté que la résolution pacifique de la crise était dans l’intérêt commun des pays d’Afrique de l’Ouest et a appelé les parties impliquées dans la crise en Côte d’Ivoire à « résoudre les différends, à réaliser la réconciliation politique et à maintenir la paix et la stabilité nationale à travers des consultations ».

Thabo Mbeki rejette l’option militaire comme solution à la crise ivoirienne

APA – Pre­to­ria (Afrique du Sud)

L’an­cien pré­sident sud-​afri­cain, Thabo Mbeki a cri­ti­qué l’op­tion mi­li­taire pré­co­ni­sée comme une so­lu­tion à la crise ivoi­rienne, es­ti­mant que les te­nants de cette pro­po­si­tion vont ainsi ac­cep­ter que des per­sonnes soient tuées pour ins­tal­ler Alas­sane Ouat­ta­ra, pro­cla­mé vain­queur du scru­tin pré­si­den­tiel par la com­mu­nau­té in­ter­na­tio­nale.

L’uti­li­sa­tion de la force pour­rait pro­vo­quer un bain de sang en Côte d’Ivoire, a dit Mbeki, mer­cre­di, dans une in­ter­ven­tion à la radio-télévision pu­blique sud-​afri­caine (SABC).

L’ex pré­sident sud afri­cain mé­dia­teur de l’Union afri­caine (UA) avait ren­con­tré les deux pro­ta­go­nistes de la crise ivoi­rienne qui se dis­putent la pré­si­dence, en vue de faire des pro­po­si­tions pour un éven­tuel rè­gle­ment de ce conten­tieux postélec­to­ral.

Les deux can­di­dats re­ven­diquent tous les deux la vic­toire au se­conde de la pré­si­den­tielle ivoi­rienne du 28 no­vembre der­nier, pro­vo­quant une im­passe qui me­nace la paix et la sta­bi­li­té du pays. Mbeki a éga­le­ment ex­pri­mé son désac­cord avec la me­nace de la Com­mu­nau­té éco­no­mique des États de l’Afrique de l’ouest (Ce­deao) d’uti­li­ser la “force lé­gi­time” pour ré­soudre cette crise.

« Je pense que c’est dan­ge­reux car à mon avis, le pro­blème est que le pays est en train de glis­ser vers la guerre ci­vile. Toute in­ter­ven­tion de cette na­ture ne fe­rait que dé­clen­cher la guerre ci­vile », a es­ti­mé l’an­cien di­ri­geant sud-​afri­cain.

La Ce­deao, pré­si­dée par le chef de l’État ni­gé­rian, Jo­na­than Goo­dluck et l’UA n’ont tou­jours pas réus­si à convaincre Gbag­bo à céder le pou­voir à son rival Ouat­ta­ra, re­con­nu par la com­mu­nau­té in­ter­na­tio­nale comme le vé­ri­table vain­queur de la pré­si­den­tielle. Selon Thabo Mbeki, le rè­gle­ment po­li­tique reste la meilleure so­lu­tion au conflit en Côte d’Ivoire.

« Nous sommes d’avis que la seule ma­nière de ré­soudre ce conflit est d’aider les deux di­ri­geants à se re­trou­ver au­tour d’une table pour s’en­tendre sur une so­lu­tion po­li­tique. Quelle que soit la so­lu­tion, les deux di­ri­geants doivent la né­go­cier », a in­di­qué la SABC, ci­tant M. Mbeki.

Télécharger notre NEWSLETTER #30 du 07 janvier 2011

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Une Réponse to “COTE D’IVOIRE: LA PAIX A TOUT PRIX !”

  1. HARIJAONA Jean Jules 10/01/2011 à 03:29 #

    Le problème est complexe en ce sens qu’il n’y a pas de concorde pour s’attaquer à la véritable racine du mal: les dirigeants de la France. Il faudra trouver la solution comune à mettre simultanément en branle afin d’inquiéter ces cyniques.

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