COTE D’IVOIRE A LA CROISEE DES CHEMINS

22 Fév

Enfin! La fin du calvaire des ivoiriens va sonner. L’Union Africaine vient de faire ses propositions. L’Afrique digne a elle aussi proposé un partage du pouvoir ou une reprise des élections.

Il va sans dire que les ivoiriens poussent un OUF! de soulagement. Depuis les premières heures de la crise, plusieurs voix sages et avisées en appellent à une issue pacifique. Il est certain que les observateurs successifs ont compris que l’équation n’était pas aussi simple qu’a voulu le dépeindre la France et certains pays occidentaux qui l’ont suivie dans sa précipitation à désigner un gagnant, embarqués dans un cycle ridicule par le représentant de l’ONU en Côte d’Ivoire.


 

Rappelons-nous, Yayi BONI, président de la République du Bénin, l’avait dit le 19 Janvier 2011 lors de sa visite à Luanda: « Laurent Gbagbo a des raisons de revendiquer, en défendant, donc, une solution négociée comme par exemple par le partage de pouvoir peut aider à résoudre rapidement la situation ».

Eduardo Dos Santos, président de l’Angola, l’a aussi dit en Janvier: « Nous considérons cependant, qu’il y a un président constitutionnel, qui est l’actuel président de la République, Laurent Gbagbo, qui doit être maintenu jusqu’à la réalisation de nouvelles élections, comme l’établit la loi électorale de ce pays », ceci pour ne citer que ceux-là.

 

En effet, de nombreux dirigeants africains, au nombre desquels celui de la Gambie, du Cap-Vert, de la Guinée Bissau, de l’Ouganda, du Togo, du Mali, etc. ont, dès le départ, prôné une approche sage et réfléchie en lieu et place de l’attaque armée sanglante que le camp Ouattara appelle de tous ses vœux depuis le déclenchement de cette crise.

 

Le panel vient de faire ses recommandations aux protagonistes ivoiriens: la médiation propose le partage du pouvoir ou une nouvelle élection. L’ONU, par la voix de son Secrétaire Général Ban Ki Moon avait déjà annoncé dès le 17 Février dernier: « L’ONU soutient les efforts du panel de l’Union africaine pour une solution pacifique en Côte d’Ivoire ».

 

La question que tous les ivoiriens se posent est maintenant la suivante: QUE VA FAIRE OUATTARA? En effet, ce dernier, de plus en plus isolé, se trouve aujourd’hui à la croisée des chemins. Quelle option va t-il choisir? S’ouvrir enfin au dialogue pour une solution salutaire pour ce pays qu’il prétend tant aimer? Ou continuer son acharnement inhumain et sadique sur les pauvres populations qu’il a privées de leurs droits les plus élémentaires?

Alassane Ouattara est maintenant face aux ivoiriens. Va t-il persister dans sa logique meurtrière attisée par la rhétorique guerrière et sanguinaire dont Guillaume Soro, son Premier Ministre, est le porte-voix? Va t-il imposer encore plus de souffrances ignobles aux paysans, aux fonctionnaires, aux banques, aux commerçants, au secteur privé, au malades dans les hôpitaux, etc. ? Va t-il continuer d’utiliser des jeunes ivoiriens des seuls quartiers d’Abobo et Koumassi comme chair à canon et bouclier humains pour ses rebelles embusqués qui tirent sur les Forces de l’Ordre durant les pseudo marches « aux mains nues »?

 

Va t-il enfin accepter qu’il n’est pas soutenu dans ce pays? Tous ses appels à la grève, à la désobéissance civile, à la révolte, au boycott ont été nuls et de nul effet…

 

L’Afrique vient de proposer une sortie de crise apaisée pour tout ce peuple qui n’a que trop souffert depuis plus de 10 ans. De crise en crise, dont Ouattara demeure le seul dénominateur commun, le pays s’est enfoncé. Il est temps maintenant de tourner la page et de regarder vers l’avenir. M. Ouattara, laissez enfin la Côte d’Ivoire en PAIX!

 

 

Côte d’Ivoire: la médiation propose partage du pouvoir ou nouvelles élections

AFP/F24 – 22.02.2011

 

Les quatre chefs de l’État délégués par l’Union africaine (UA) pour dénouer la crise post-électorale en Côte d’Ivoire proposent un partage du pouvoir ou bien un gouvernement d’intérim jusqu’à de nouvelles élections, a indiqué mardi à l’AFP un membre du gouvernement sud-africain.

Le panel de médiateurs, dont fait partie le président sud-africain Jacob Zuma, « tente de trouver une solution de compromis, qu’il s’agisse d’un partage de la présidence entre les deux présidents ou bien (…) un gouvernement d’intérim jusqu’à de nouvelles élections », a déclaré le ministre adjoint des Affaires étrangères, Ibrahim Ibrahim.

« Je ne pense pas que le panel penche pour l’un ou l’autre, que ce soit Laurent Gbagbo ou Alassane Ouattara, parce que cela mènerait à une déstabilisation du pays », a ajouté M. Ibrahim, interrogé en marge de la session parlementaire au Cap.

Le panel de l’UA, créé pour dénouer la crise née du scrutin présidentiel de novembre, a rencontré lundi M. Gbagbo au palais présidentiel à Abidjan. Ses membres devaient s’entretenir mardi avec M. Ouattara, reconnu président par une grande partie de la communauté internationale dont l’UA.

Outre le président sud-africain, la médiation est composée d’Idriss Deby Itno (Tchad), Jikaya Kikwete (Tanzanie) et Mohamed Ould Abdel Aziz (Mauritanie).

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