COTE D’IVOIRE: LE GOUT DU SANG!

22 Fév

Il est temps pour les ivoiriens d’entrevoir un avenir plus radieux pour leur pays. A l’issue de ses rencontres avec les protagonistes du conflit post-électoral, le panel de haut niveau mandaté par l’Union Africaine vient de faire une proposition sage et logique, dans la droite ligne de toutes les démarches entreprises jusqu’alors.

Il faut dire que toutes les médiations, venues au départ dans la logique de menacer le président Laurent Gbagbo d’un coup d’état armé ou l’obliger à quitter le pouvoir ont reculé face aux preuves de fraudes massives, aux révélations sur les grosses erreurs de M. Choi représentant de l’ONU, et surtout face à la population ivoirienne qui n’a jamais soutenu M. Ouattara.

Toutes les médiations ont proposé une issue pacifique pour le bien de la nation. L’Union Africaine a mandaté cinq chefs d’état pour proposer une solution de la dernière chance.

Étonnement et stupeur s’emparent des ivoiriens à la vue du triste spectacle qui leur est servi par la ridicule « République du Golf », depuis une semaine, le camp Ouattara s’agite dans tous les sens.

D’abord, M. Guillaume Soro, Ministre d’Alassane Ouattara a l’outrecuidance de prophétiser l’échec du panel, et menace le pays d’une guerre sanglante, il a dit: « nous sommes lourdement armés ». Ensuite, le RHDP appelle les ivoiriens à une « révolution orange » qui s’est avérée être un véritable flop retentissant, tant les ivoiriens l’ont ignoré. Puis, avec le soutien de la France et de l’Union Européenne, il a accentué les pressions, sanctions et privations de tous ordres, sans aucun sens logique pour « bestialiser » les ivoiriens et les pousser à se déverser dans les rues. Pour finir, le camp Ouattara lance une véritable guérilla armée à partir de deux quartiers d’Abidjan (Abobo et Koumassi) en plaçant des hommes armés au sein de groupes de jeunes et en distribuant des armes aux jeunes dans les dits quartiers.

 

Tout ceci n’a pas eu l’effet escompté. Aujourd’hui, la Côte d’Ivoire dit tout simplement: M. Ouattara assez!!! Assez de vos guerres, de vos coups d’état, des souffrances inhumaines infligées à tout un peuple, de la division que vous seul représentez… ASSEZ !!!

 

Mais M. Ouattara, père de la rébellion ivoirienne, avance désormais à visage découvert. Il a vu le vent tourner en sa défaveur et a donc saisi le premier prétexte pour tenter de s’opposer au panel. Son soutien et complice dans la déstabilisation de la Côte d’Ivoire, M. Blaise Compaoré président du Burkina Faso, a refusé à la toute dernière minute de se rendre à Abidjan, prenant comme prétexte des raisons de sécurité complètement ridicules. Un chef d’état peut-il être en danger à Abidjan? Il fallait bien une raison à Ouattara. L’absence de Compaoré lui permettait de donner de la voix au président de la commission de la CEDEAO (qui ne parle pas au nom de tous les chefs d’état de la CEDEAO, précisons-le), pour commencer à critiquer le panel.

Pathétique manipulation. Faut-il rappeler ici que la CEDEAO a toujours montré sa division profonde sur le cas de la Côte d’Ivoire?

 

Pour rappel:

M. Pedro Pires, président du Cap-Vert, s’était déjà prononcé le 24 Décembre: « Je suis prêt à m’impliquer dans la recherche d’une solution pacifique à la crise qui sévit en Côte d’Ivoire. Je souhaite que cette médiation s’inscrive dans le cadre de celle entreprise par l’Union Africaine (UA) ». Le président Pires avait également appelé la communauté internationale à adopter une position plus modérée car, a-t-il dit, « les positions extrêmes n’aideront pas à trouver une voie pacifique de sortie de crise ».

M. Yayi Boni, président du Bénin, disait le 19 Janvier 2011: « Laurent Gbagbo a des raisons de revendiquer, en défendant, donc, une solution négociée comme par exemple par le partage de pouvoir peut aider à résoudre rapidement la situation »

M. Atta Mills, président du Ghana s’est prononcé le 30 Décembre 2010 en affirmant que le Ghana n’enverrait pas de troupes en Côte d’Ivoire et qu’il était fermement contre le recours à la force pour faire partir le président Gbagbo.

M. Faure Gnassingbé et M. Yayi Boni l’ont répété le 5 Février dernier, ils ont en cœur appelé à la recherche de « solutions pacifiques et durables » à la crise politique en Côte d’Ivoire.

 

Plusieurs autres pays africains se sont opposés à l’option militaire préconisée par l’Occident (notamment la France), dans le règlement de la crise ivoirienne. L’Afrique du Sud, l’Angola, la Gambie, de même que la Russie, la Chine, le Brésil ont manifesté leurs désaccords quant à l’usage de la force dans la crise que connaît le pays.

 

Alors? Comment comprendre l’attitude sanguinaire du camp Ouattara? Lui et son Premier Ministre montrent clairement qu’ils n’ont que le goût du sang des ivoiriens qu’ils semblent déterminés à vouloir voir couler. Encore plus attristant: Faire huer quatre chefs d’état par ses partisans au Golf, refuser de recevoir les chefs d’état dans un premier temps.. aucun enfantillage ne sera épargné aux ivoiriens par M. Ouattara qui montre bien qu’il n’a rien à faire des souffrances des ivoiriens.

Aujourd’hui, il faut qu’il comprenne que les ivoiriens le vomissent et veulent en finir une bonne fois pour toutes.

 

 

Le panel mécontent ne s’est 
pas rendu hier au Golf Hôtel

Djibi TV – Infoscotedivoire – 22.02.2011

 

La résolution pacifique de la crise ivoirienne recherchée par tous ceux qui ont compris qu’elle était la seule acceptable, a conduit quatre chefs d’États africains aux bords de la lagune ébrié, hier lundi 21 février. Au programme de ce panel constitué par l’Union Africaine, la rencontre des deux camps protagonistes, afin de rendre leurs conclusions sur la crise postélectorale qui dure depuis trois mois en Côte d’Ivoire. Les présidents mauritanien Mohamed Ould Abdel, sud-africain Jacob Zuma, tanzanien Jakaya Mrisho Kikwete et tchadien Idriss Déby Itno sont effectivement arrivés en Côte d’Ivoire.

Le président burkinabè Blaise Compaoré s’étant sagement abstenu d’affronter le peuple ivoirien qui a vivement exprimé qu’il n’était pas le bienvenu. Le programme leur étant réservé a débuté après un détour à l’hôtel Pullman qui les accueille. Leurs premiers échanges étaient prévus d’abord avec le vainqueur des dernières élections présidentielles ivoiriennes, le président Gbagbo, puis avec son adversaire le premier ministre Alassane Ouattara, candidat malheureux qui conteste à tout prix cette victoire, pourtant incontestable, parce que légale et légitime.

Le pouvoir du président Gbagbo est légal parce qu’il a été déclaré vainqueur de la dernière élection présidentielle par le Conseil constitutionnel après examen des procès-verbaux du second tour de cette élection, faisant état des fraudes et au vu des violences et violations au droit ivoirien dont ses opposants se sont rendus coupables. Il tire sa légitimité du soutien affiché et constant de son peuple depuis son accession au pouvoir par les urnes en 2000. Si le camp présidentiel que conduit le président Laurent Gbagbo a chaleureusement accueilli ses hôtes; l’autre camp retranché au Golf hôtel, dont le premier ministre Alassane Ouattara tient officiellement les rênes, s’est montré peu courtois vis-à-vis de ces émissaires africains. A la sortie du palais présidentiel, les chefs d’États se sont dirigés les uns vers leur hôtel, les autres vers leurs ambassades respectives, et la rencontre avec « la république du Golf » n’a pas eu lieu.

De source sûre il est revenu que le camp Ouattara avait refusé de rencontrer le président sud-africain Jacob Zuma. Les trois autres chefs d’État restant solidaires de leur confrère dans cette mission commune, ont également décliné toute rencontre sans sa participation. Seul le président de la Commission de l’Union Africaine, Jean Ping s’y est rendu pour tenter de convaincre le premier ministre et son entourage de ne pas faire davantage obstacle au processus de sortie de crise enclenché.

Il semblerait donc que le camp Ouattara ait accepté de recevoir ses hôtes, aujourd’hui dans l’après-midi. En attendant qu’il respecte cet échange qui doit avoir lieu, au risque d’annoncer indirectement ce que le panel va pourtant finir par rendre public, nous sommes tentés de nous interroger. Que cache ce comportement pour le moins surprenant, si l’on s’en tient aux écrits d’un journal de l’opposition dans son édition du lundi 20 février? L’article faisait état de ce que les chefs d’États ne viennent que pour confirmer les conclusions des experts de l’Union Africaine, selon lesquelles, ils reconnaissent sans ambages, la victoire du candidat Alassane Ouattara.

Si telle est la conviction des citoyens du Golf, comment expliquer le grabuge auquel se sont adonnés leurs partisans, hier à Abobo et Koumassi, en lieu et place d’un vibrant accueil de ceux qui arrivent, selon eux, pour entériner leurs fraudes et leurs actions visant à soumettre un peuple qui pourtant dit NON !

Comment croire que le président du Burkina Faso n’a pas fait savoir à ses poulains le son de cloche dominant au sein du panel, après la réunion de dimanche à Nouakchott. Partant, il est possible de dire que les hommes de la république parallèle, sachant les propos que vient tenir le panel, n’ont pas intérêt à faciliter sa mission. Rien n’exclut également d’autres pistes de réflexion sur cette réaction du camp tant soutenu par la communauté dite internationale.

 

 

A Abidjan, Zuma met la France en difficulté

Slate – 21.02.2011 (extraits)

 

En Côte d’Ivoire, la position diplomatique de l’Afrique du Sud vient de changer. Zuma se rapproche de Gbagbo, au grand dam de Paris.

C’est officiel: Jacob Zuma, président de l’Afrique du Sud, a l’intention «d’exposer ses vues» sur la Côte d’Ivoire à Nicolas Sarkozy, son homologue français, lors de son prochain voyage à Paris les 2 et 3 mars 2011.
Reflet d’un certain malaise, ces idées tiennent pour l’instant en une phrase mal tournée, émanant du ministère sud-africain des Affaires étrangères:
«Tandis que nous respectons les vues de nos amis en dehors du continent, nous aimerions qu’ils sachent que les Africains souhaiteraient plutôt avoir l’opportunité de gérer les problèmes africains, soutenus par les amis en dehors du continent, mais pour l’essentiel la solution doit venir des dirigeants africains eux-mêmes.»
En clair, «fichez-nous la paix, la France n’a rien à voir là-dedans». Une position qui, une fois décryptée, paraît nettement favorable à Laurent Gbagbo, président sortant de Côte d’Ivoire, qui se pose en nationaliste africain victime d’un complot franco-américain depuis qu’il a perdu la présidentielle du 28 novembre face à Alassane Ouattara.
Cet argument porte en Afrique du Sud, où les anciens «combattants de la liberté» du Congrès national africain (l’ANC, parti au pouvoir) ont tendance à analyser les situations africaines à travers le prisme de leur propre histoire.
Une dépêche de l’Agence de presse sud-africaine (Sapa) signale le 17 février que «la position de l’Afrique du Sud a changé» sur la Côte d’Ivoire. En quoi? Mystère et boule de gomme.
Là encore, il faut savoir lire entre les lignes avant de comprendre que la grande nouveauté tient en cette petite phrase: «Nous n’avons pas de favoris». Une déclaration faite par Maite Nkoane-Mashabane, la ministre sud-africaine des Affaires étrangères. Les mots comptent, dans la guerre des nerfs et de l’opinion qui se joue depuis bientôt trois mois en Côte d’Ivoire.
Ils comptent d’autant plus que Jacob Zuma représente, avec Blaise Compaoré, président du Burkina Faso et grand allié d’Alassane Ouattara, le seul poids vraiment lourd du panel de cinq chefs d’État chargé par l’Union africaine (UA) de régler la crise en Côte d’Ivoire avant la fin de ce mois.
Pretoria, donné jusqu’à présent comme solidaire avec Laurent Gbagbo, n’aurait donc «pas de favori». Mais le gouvernement sud-africain n’a pas clairement dit s’il revenait sur sa reconnaissance de la victoire d’Alassane Ouattara, faite dans la foulée de l’UA en décembre.

La Côte d’Ivoire, le pire de la French Africa
Seule certitude: vue d’Afrique du Sud, la Côte d’Ivoire représente ce qui se fait de pire dans la «French Africa». Une Afrique où la présence de militaires français dans les rues d’Abidjan avait profondément choqué Thabo Mbeki, ancien président sud-africain, lors de ses premiers séjours en Côte d’Ivoire lorsqu’il y faisait office de médiateur après la crise de 2002.
Maite Nkoane-Mashabane n’est pas entrée dans les détails sur sa gestion de la crise ivoirienne. Elle a indiqué avoir été contactée par les partisans des deux camps rivaux en Côte d’Ivoire, et obtenu des deux côtés la promesse de se conformer à la solution du panel des chefs d’État africains, «quelle qu’elle soit».
«Si les gens de Ouattara et de Gbagbo disent maintenant, ensemble, qu’ils ont besoin d’aide pour sortir de cette crise politique, je pense plus avisé de se concentrer sur cet aspect et de les aider à s’en sortir», a expliqué le 17 février la ministre sud-africaine des Affaires étrangères devant le Parlement de son pays, au Cap. «Ce sont eux qui ont dit qu’ils ne voulaient pas discuter à nouveau des élections, ils veulent aller de l’avant parce qu’ils réalisent qu’il y avait quelques anomalies au sujet des élections».

Zuma appelle encore à la fin des violences
Comprendre: il ne sera plus question de la présidentielle qui a si bien tourné en crise, lors de la visite à Abidjan, mardi 22 février, du panel des chefs d’État africains. Et l’on ne saura sans doute jamais à quelles «anomalies» la ministre fait référence…
S’agit-il des fraudes tant décriées par le régime Gbagbo, sur la base desquelles le Conseil constitutionnel a annulé 600.000 voix dans sept départements du Nord du pays? Ou bien des deux résultats contradictoires de l’élection; le premier, certifié par les Nations unies, donnant 54,1 % des voix à Ouattara, et le second 51,4 % à Gbagbo?
Dernière indication pour le moins sibylline de la ministre sud-africaine des Affaires étrangères: «Ce n’est pas notre affaire de tirer les Ivoiriens en arrière, mais plutôt de les aider à aller de l’avant».

 

 

Reculade de Compaoré La vrai raison de l’absence d’un pro-Ouattara

Le Nouveau Courrier – 22.02.2011

 

Les Chefs d’État membres du panel sont arrivés hier à Abidjan en milieu de journée. Sauf un, le burkinabé Blaise Compaoré s’étant abstenu à la dernière minute de se rendre dans le «bourbier» ivoirien.

Juste après la mise sur pied du panel de cinq Chefs d’État à Addis-Abeba (Éthiopie), les Ivoiriens ont aussitôt récusé la présence du président burkinabé, Blaise Compaoré, dans ledit panel. Et par la même occasion, ils ont refusé sa venue à Abidjan. Les jeunes patriotes ont donné le ton par la voix de leur leader, Charles Blé Goudé. S’en suivront ensuite toutes les couches socioprofessionnelles de la résistance ivoirienne. Malgré tout, le capitaine Blaise Compaoré avait maintenu sa venue à Abidjan, jusqu’à ce que hier matin, un communiqué de la présidence burkinabé annonce qu’il n’effectuerait plus le déplacement d’Abidjan, avec les autres membres du panel. Alors que le dimanche dernier, il avait pris part à Nouakchott, au conclave de près de 6 heures sur le rapport et les propositions des experts de l’UA, avant de regagner son pays, d’où il se serait rendu directement à Abidjan.

Même si ce désistement de dernière minute du Burkinabé s’apparente à une première victoire pour le camp Gbagbo, les raisons de son absence à Abidjan sont plus profondes. Selon une source proche du panel, c’est la position affichée des autres chefs d’État qui tranche avec celle des pro-Ouattara qui est à l’origine de ce dégonflement du numéro un burkinabé.

Blaise Compaoré, qui avait pensé à une simple formalité, c’est-à-dire la reconnaissance de Ouattara, va vite déchanter devant l’argumentaire du président Jacob Zuma, à savoir que «l’élection (du 28 novembre 2010) a été non concluante, (…) imparfaite». Cet argumentaire a fini par convaincre le Tanzanien Jakaya Kikwete et à un degré moindre le Mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz. Si notre source n’affirme pas clairement que l’avocat du camp Ouattara, Blaise Compaoré, a été débouté, ça en a tout l’air. Seulement, les implications très profondes de la Communauté internationale dans le dossier ivoirien rendent plus que délicat le verdict de l’évaluation de la crise post-électorale. Et le panel se dirigerait vers une proposition qui n’humilierait pas surtout la communauté internationale chapeautée par la France.

 

Une chose est sûre, a-t-il assuré, la constitution ivoirienne n’a pas subi de contorsions dans son interprétation au regard de la situation. A Abidjan, les Ivoiriens n’attendent qu’une seule chose, que toute la lumière soit faite et que la vérité soit dite sur la crise postélectorale.

 

 

Guérilla urbaine, appel à l’insurrection… Soro avoue : “Nous sommes lourdement armés”

Le Nouveau Courrier 21.02.2011

 

Soro Guillaume ne croit pas à un soulèvement populaire contre le président Laurent Gbagbo. Les exemples de la Tunisie et de l’Égypte qu’il appelle de tous ses vœux visent à justifier les actions subversives de la rébellion politico-armée soutenue par l’Onuci et la France.

Depuis le début de la crise postélectorale, Alassane Ouattara et son prétendu premier ministre, Guillaume Soro, n’ont de cesse d’appeler les populations à se soulever contre le régime en place. Le leader de la rébellion n’hésite pas à citer en exemple les mouvements populaires qui ont emporté les présidents Ben Ali en Tunisie et Moubarak en Égypte.

 

En fait, le mauvais perdant à l’élection présidentielle du 28 novembre 2010 prépare la reprise des hostilités sur le plan militaire ; avec le soutien de la France, de la mission de l’Onu en Côte d’Ivoire et des va-t-en guerre de la Cedeao. Notamment le Nigeria de Goodluck Jonathan, le Burkina Faso de Blaise Compaoré et le Sénégal d’Abdoulaye Wade. Dans une interview publiée hier sur le site du journal du dimanche, organe de presse français, Soro Guillaume a déclaré que la rébellion armée qui soutient Ouattara est suffisamment «armée» et «déterminée» à engager les hostilités sur le front militaire avec les forces de défense et de sécurité. «Nous sommes prêts, armés et déterminés à nous défendre. (…) J’ai (ordonné aux rebelles des forces nouvelles d’installer Alassane Ouattara à la présidence) et ce dès le 16 décembre, mais j’ai dû immédiatement leur demander de retourner à Bouaké. (…) Alassane Ouattara comptait sur un ralliement du chef d’état-major des Fanci, le général Mangou. Il voulait éviter à tout prix un affrontement armé.

 

« Malheureusement, ce basculement ne s’est pas produit», a soutenu Soro Guillaume.

Pour lui, aucune initiative ne peut permettre de résoudre la crise postélectorale sans effusion de sang. Pas même le panel des chefs d’État de l’UA. La solution à la crise réside donc, à son sens, dans la reprise des hostilités. Ces propos de Soro Guillaume sonnent comme une déclaration de guerre, quand bien même il reconnait que les signes d’insurrection sont timides au sein des Forces de défense et de sécurité (Fds). «La révolution ivoirienne est en marche et nous allons aider ce soulèvement populaire», se persuade pourtant le leader de la rébellion que Ouattara a élevé contre le sein de la mère patrie.

Les échecs à répétition qui caractérisent son action depuis le début de la rébellion en septembre 2002 font perdre la tête à Soro Guillaume, au point qu’il confond révolution et coup d’État. En fait de révolution, il s’agit pour Ouattara et ses hommes de terroriser les populations ; dans l’espoir de les voir se révolter contre les autorités. La rébellion a quitté ses bases et s’est installée dans des quartiers d’Abidjan et des villes de l’intérieur où ses éléments se livrent à la guérilla urbaine. A ce titre, à Williamsville, dans la commune d’Adjamé, les rebelles convoyés sur place s’apprêteraient à entrer en action ce matin. Comme à Abobo, Koumassi le week end, ils vont commettre des violences sur les populations et piller des magasins. Une façon de montrer aux membres du panel qui arrivent aujourd’hui à Abidjan que Ouattara a des partisans. Et que le pays vit dans une insécurité totale. Toutes les initiatives de Ouattara et ses soutiens – loin de saper le moral des Ivoiriens – renforcent leur conviction que leur pays est victime d’un complot international. Aussi les Ivoiriens, toutes obédiences politiques confondues, sont-ils déterminés à se battre jusqu’au bout pour sauver la Côte d’Ivoire d’une annexion et d’une recolonisation planifiées.

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2 Réponses to “COTE D’IVOIRE: LE GOUT DU SANG!”

  1. HARIJAONA Jean Jules 23/02/2011 à 06:58 #

    Les dirigeants français, à l’instar de son président, doivent comprendre qu’ils ne sont plus en terrain conquis. Quelle « leçon » leur donner pour les aider à comprendre? Il faut unir nos efforts pour trouver cette solution, radicale, définitive. Il doit exister un « maillon faible » qui ébranlerait l’édifice.

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