Newsletter #68 : COTE D’IVOIRE: LE MUPPET CHOI – ACTE 2

8 Mar

Les Nations-Unies sont présentes en Côte d’Ivoire en tant qu’institution de paix. C’est là le principe établi. La réalité sur le terrain est toute autre:

  • erreurs très graves lors du second tour des élections présidentielles
  • précipitation du représentant du secrétaire général, M. Y. J. CHOI
  • appels à l’attaque armée contre un état souverain
  • parti-pris manifeste pour une partie
  • tirs à balles réelles sur des civils
  • attaque et destruction de biens publics et privés
  • fourniture d’armes et entraînement de rebelles
  • provocations multipliées, agressions et tirs sur l’armée ivoirienne
  • mensonges éhontés du Secrétaire Général de l’ONU
  • armement massif des forces Onusiennes en Côte d’Ivoire, on ne sait à quelle fin
  • etc.

Finalement, on se pose tous la question: « Mais que fait donc l’ONUCI en Côte d’Ivoire? ». Quelles sont ces Nations Unies qui bafouent les droits, les lois et la constitution d’un état membre? Pourquoi l’ONUCI se fait-elle complice d’une rébellion putschiste qui a tué et continue de tuer cruellement des milliers d’ivoiriens? Que cherche M. CHOI?

Le comportement de l’ONUCI illustre clairement celui d’une force belligérante. À quelle fin? Pour masquer les grosses erreurs commises par M. Choi à l’issue du second tour des élections?

Une chose est sûre, la rupture est consommée entre les ivoiriens et cette force hostile que représente l’ONUCI. Incapable de protéger les populations qui se font torturer et tuer par dizaines de milliers, inapte à tenir une position cohérente, dirigée par un homme visiblement incompétent et en proie à des troubles de la personnalité, l’ONUCI est indésirable en Côte d’Ivoire.

La série de documents ci-après illustre non seulement la violence et la partialité de cette institution et de son dirigeant, mais aussi son incapacité à être efficace et crédible en Côte d’Ivoire.

 

 

L’ONU prend la démocratie en otage. Mr Choï n’est pas médiateur, mais juge et partie

Crise Ivoirienne 25.01.2011 (extraits)

 

Imaginez un match de football entre une équipe d’Abidjan et une équipe de Bouaké. La première mi-temps s’est à peu près bien déroulée malgré de nombreuses fautes de l’équipe de Bouaké dans sa moitié du terrain. Le score est de 1 partout au milieu de la seconde mi-temps. Les Abidjanais mettent la pression sur l’équipe de Bouaké qui multiplie les fautes non sanctionnées par l’arbitre, quand un joueur de Bouaké, un certain Bakayoko, marque un but en flagrante situation de hors jeu ! Non seulement le juge de touche coréen ne siffle pas le hors jeu, mais il jaillit sur le terrain pour siffler la fin du match devant l’arbitre ivoirien ébahi ! La télévision française qui retransmettait le match entérine aussitôt ce résultat provisoire : Victoire définitive de Bouaké sur Abidjan tandis que le match se poursuit hors antenne.

Cette situation évoque celle de la Côte d’Ivoire au soir du 2 décembre 2010, lorsque le coréen Young Jin Choï, représentant spécial de l’ONU en Côte d’Ivoire, a décrété Alassane Ouattara élu après la conférence de presse de Mr Bakayoko à l’hôtel du Golf, QG d’Alassane Ouattara, tandis qu’il était seul face aux caméras étrangères, sans la présence requise des autres membres de la CEI qui était forclose. La résolution 1765 du conseil de sécurité de l’ONU ne conférait pas à Mr Choï un mandat d’arbitrage tout puissant, mais celui de certifier le processus électoral :

Le Conseil de sécurité,
Rappelant ses résolutions antérieures, en particulier la résolution 1739 (2007), et les déclarations de son Président concernant la situation en Côte d’Ivoire,
Réaffirmant son ferme attachement au respect de la souveraineté, de l’indépendance, de l’intégrité territoriale et de l’unité de la Côte d’Ivoire, et rappelant l’importance des principes de bon voisinage, de non-ingérence et de coopération régionale, […]
2. Endosse les recommandations contenues dans les paragraphes 42 à 72 et 75 à 83 du rapport du Secrétaire général en date du 14 mai 2007, qui adaptent le rôle de l’ONUCI à la nouvelle phase du processus de paix définie par l’Accord politique de Ouagadougou, et, en conséquence, prie l’ONUCI, dans la limite de ses ressources existantes, de soutenir la pleine mise en œuvre de l’Accord politique de Ouagadougou, y compris en apportant un appui au centre de commandement intégré, au rétablissement de l’administration de l’État sur toute l’étendue du territoire, aux processus d’identification et d’inscription des électeurs sur les listes électorales, au processus électoral, aux personnes touchées par le conflit,
à l’instauration d’un environnement politique positif, à la protection et à la promotion des droits de l’homme et au processus de relèvement économique de la Côte d’Ivoire ; […]
6. Décide de mettre un terme au mandat du Haut Représentant pour les Élections, décide en conséquence que le
Représentant Spécial du Secrétaire général en Côte d’Ivoire certifiera que tous les stades du processus électoral fourniront toutes les garanties nécessaires pour la tenue d’élections Présidentielle et législatives ouvertes, libres, justes et transparentes, conformément aux normes internationales, et prie le Secrétaire général de prendre toutes les dispositions nécessaires afin que le Représentant Spécial dispose d’une cellule d’appui lui fournissant toute l’assistance requise pour pouvoir s’acquitter de cette mission;


Le processus électoral permet d’obtenir un élu, à partir des électeurs et des candidats. Ce processus se base sur les règles définies par les institutions. Les différents stades de ce processus électoral sont :

  • L’établissement de la liste électorale.
  • L’établissement de la liste des candidats par le Conseil Constitutionnel.
  • Premier tour.
  • Calcul des résultats provisoires du premier tour par la CEI.
  • Proclamation des deux candidats pour le second tour par le Conseil Constitutionnel.
  • Second tour.
  • Calcul des résultats provisoires du second tour par la CEI.
  • Proclamation des résultats définitifs par le Conseil Constitutionnel.
  • Prestation de serment du président élu dans le cadre idoine.


Après avoir échoué son mandat qui consistait à désarmer les « rebelles » pour instaurer un climat propice à des élections libres et justes, à protéger et promouvoir les droits de l’homme notamment au nord de la Côte d’Ivoire, L’ONU n’avait certainement pas pour rôle de se substituer aux derniers stades de ce processus jusqu’à proclamer Alassane Ouattara vainqueur selon les calculs de Mr Choï. L’ONU devait signaler la forclusion de la CEI, pouvait éventuellement ne pas certifier la décision du Conseil Constitutionnel, et devait prendre acte de la prestation de serment du président Gbagbo. Au lieu de cela, Mr Choï s’est bel et bien substitué au Conseil Constitutionnel comme l’explique maître Ceccaldi. Alors que la résolution 1765 rappelle la souveraineté de la Côte d’Ivoire, Mr Choï a procédé à une certification Onusienne qui remplace les institutions lorsque celles-ci sont absentes, comme ce fut le cas au Timores oriental ou au Kossovo. Or le Conseil Constitutionnel était bien présent en Côte d’Ivoire, et il a joué son rôle du début à la fin du processus électoral. C’est d’ailleurs bien au Conseil Constitutionnel qu’Alassane Ouattara a envoyé sa « prestation de serment » écrite après la grotesque cérémonie au Golf Hôtel.

Dans un entretien avec les lecteurs du journal « Le Monde », le politologue français Bertrand Badié doit bien admettre que l’ONU a failli à sa mission de médiation :

S’agissant de la Côte d’Ivoire, n’assistons-nous pas à un passage en force de l’ONU, qui ne prend même pas le temps de statuer sur les recours posés par le camp Gbagbo pour fraudes graves ? La certification de l’ONU ne devient-elle pas alors un permis de frauder ?
Bertrand Badie : Sans aller jusqu’à une telle conclusion, il faut bien admettre que les Nations unies se sont placées dans une impasse qui, en l’occurrence, a de multiples facettes. D’abord, l’ONU s’est piégée par excès de confiance : une authentification de résultats électoraux obtenue dans un contexte si tendu aurait dû mobiliser davantage de moyens, plus de temps, et plus de garanties qui auraient ainsi désarmé par avance d’éventuelles contestations. En allant trop vite dans cette œuvre périlleuse de substitution à un souverain national, elle s’oblige maintenant à ne pas se dédire et se place objectivement dans une situation conflictuelle. Les Nations unies perdent une bonne partie de leur légitimité, comme tout médiateur, dès lors qu’elles ne sont pas reconnues comme acteur impartial par les deux partenaires.
La deuxième erreur tient à la nature bien particulière des relais internationaux des Nations unies. L’intervention précoce de certains États, et notamment de l’ancienne puissance coloniale, en faveur d’un des candidats, même s’il était réellement vainqueur, ne manquait pas de créer des crispations nationalistes qui peuvent dangereusement consolider le camp des vaincus.
Mais il y a plus : la principale erreur des Nations unies est d’avoir pensé un processus électoral dans un contexte de démilitarisation et de démobilisation inachevées : l’Onuci n’a pas su faire ce qu’avait réussi la Minul au Liberia ou la Minusil en Sierra Leone. Le principal rôle de l’acteur onusien est de créer les conditions d’une vraie compétition électorale. En Côte d’Ivoire, l’élection n’apparaissait que comme le prolongement de la guerre intestine amorcée en 2002 en mobilisant d’autres moyens. On ne s’étonnera pas que les résultats électoraux soient eux aussi le prolongement de la guerre civile par d’autres moyens.

Quelle pourrait être la stratégie de l’ONU maintenant que le pouvoir en place ne la considère plus impartiale?
Bertrand Badie : C’est un peu dans l’esprit de cette question que je disais précédemment mes craintes de voir l’ONU s’installer dans une impasse ivoirienne. On est en fait confronté, à travers cette expérience, au danger de vouloir mêler, voire confondre, le rôle du juge et celui du médiateur. Être médiateur suppose d’occuper une position intermédiaire et équidistante entre deux protagonistes ; être juge consiste à donner raison à l’un contre l’autre. Il s’agit bien, donc, de deux rôles distincts. Les Nations unies ont, dans l’affaire ivoirienne, jugé. Nous n’avons pas les moyens d’établir ici si elles ont accompli cette tâche de manière correcte. Mais s’y étant installées, elles s’interdisent désormais de jouer le rôle de médiateur. D’où l’apparition de toute une série d’acteurs nouveaux qui s’efforcent de tenir ce rôle ainsi laissé vacant.
On remarquera que dans toute cette activité diplomatique, l’ONU est absente, et que le représentant spécial, M. Choï, est condamné à la totale passivité. C’est une posture délégitimante pour l’institution onusienne, et peut-être un malheureux précédent pour demain.


S’il est établi que l’ONU a abandonné son rôle de médiateur pour endosser celui de juge, son comportement depuis le début de la crise postélectorale montre que l’ONU, loin d’être passive, est désormais partie prenante. Après s’être substitué au Conseil Constitutionnel avec l’autorité de la chose jugée, Mr Choï a ignoré le rapport Thabo M’Beki. Médiateur mandaté par l’Union Africaine dès le début de la crise post-électorale, le président Thabo MBeki a constaté le blocage politique sans prendre parti pour un camp ou un autre, ni même accréditer les calculs de Mr Choï ! Bien au contraire, Thabo MBeki a recommandé une solution qui aurait sans doute évolué vers le recomptage des voix par un comité d’experts internationaux:

Il est très important que l’« Union Africaine » se joigne immédiatement à la « CEDEAO » en vue de mettre en place un « Comité de Médiation » composé de chefs d’Etats ou de gouvernement en exercice pour aider les parties ivoiriennes à arriver à un règlement négocié de la crise.
13.1. Il est important d’associer les parties ivoiriennes à la désignation des membres de ce «Comité de Médiation » afin que celui-ci puisse bénéficier de la confiance des deux parties.
13.2. Les propositions que nous faisons devront être mises en application immédiatement étant entendu que tout retard pourrait conduire au déclenchement de la violence et de la guerre qui pourrait voir le jour à tout moment.

 

 

Côte d’Ivoire :Les jeunes au secours des femmes violentées par l’Onuci

DirectScoop – 03.03.2011

 

Jeudi matin, les jeunes ivoiriens se sont rendus en direction de la base de l’onuci dans le quartier de la riviéra, participer au sit-in des femmes.

Nombreux et déterminés, ils disent être venus « protéger leurs mères » face à ce qu’ils appelent « la barbarie des casques bleus ».

La veille, les femmes, qui manifestaient pacifiquement, ont été violemment prises à partie par les soldats et bastonnées; elles ont également essuyé des tirs à balles réelles. Plusieurs d’entre elles grièvement blessées, ont été admises à l’hôpital.

Malgré tout, elles entendent maintenir la pression pour exprimer leur colère face aux nombreuses tueries de civils dont sont responsables les casques bleus.

Ces derniers jours, la tension s’est accentuée entre les soldats de l’Onuci et la population, qui les accuse de convoyer des armes en Côte d’Ivoire pour la rébellion, via le Burkina-Faso. Les heurts se multiplient entre la population et les soldats de l’Onuci, qui sont devenus indésirables dans le pays pour avoir tiré à plusieurs reprises à balles réelles sur des populations civiles.

Le président Laurent Gbagbo a demandé depuis décembre 2010, le départ de l’Onuci, pour leur activisme aux côtés de la rébellion.

Le représentant spécial du Secrétaire Général de l’Onu, Choï, a créé la confusion et replongé le pays dans une grave crise en déclarant Alassane Ouattara élu dans les médias occidentaux; alors que le Conseil Constitutionnel, plus haute juridiction chargé de donner les résultats définitifs, avait proclamé et investi Laurent Gbagbo, Président de la république.

 

 

Cameroun – En provenance du Tchad : 30 containers d’armes de l’Onu saisis par la gendarmerie à Bertoua

Le Messager Cameroun – JournalduTchad – 07.03.2011 (extraits)

 

L’encombrant colis était destiné au port ivoirien de San Pedro.

Trente containers  en provenance du Tchad et suspectés de contenir des armes ont été saisis, le vendredi 4 mars 2011, à Garoua-Boulai, bourgade du département du Lom et Djerem, par la brigade de gendarmerie locale. Il s’agirait vraisemblablement de containers d’armes de l’Onuci à destination de la Côte d’Ivoire. Le chef de l’État a été saisi du dossier.

La brigade de gendarmerie de Garoua Boulai a interpellé un convoi de 15 camions semi- remorques portant chacun deux containers. L’important convoi qui venait du Tchad, est arrivé au poste de contrôle frontalier de la gendarmerie nationale de Garoua-Boulaï la nuit tombante. Les gendarmes ont alors stoppé le convoi pour identification d’usage des conducteurs, et c’est là qu’ils ont découvert sur le pot aux roses. Un élément de la gendarmerie en poste à Garoua-Boulai, joint hier au téléphone par Le Messager, explique sous anonymat : “ Après avoir identifié les chauffeurs, nos éléments ont demandé à connaître ce qu’ils transportaient dans les containers. Tous ont déclaré qu’il s’agissait des vêtements et du coton qu’ils sont en train de convoyer vers le port de Douala. Ce qui a attiré l’attention des gendarmes est le fait qu’il y avait sur chaque container la mention “ Onuci Bouaké Côte d’Ivoire ”. Il se trouve qu’un convoi des Nations unies ne peut pas venir d’un pays voisin, et traverser ainsi tout le pays sans que les autorités militaires et de sécurité du pays concerné n’aient été informées. C’est pour cette raison que nos éléments ont tenu à vérifier ce qui se trouvait effectivement dans ces containers. ”

Notre source indique alors que les chauffeurs se seraient d’abord opposés à la fouille des containers. Mais face à la détermination des gendarmes, ils ont fini par obtempérer. C’est alors que les gendarmes auraient découvert dans deux des premiers containers contrôlés, des armes de guerre du genre Kalachnikov, Fusils d’assaut léger (Fal) et des grenades. Immédiatement, face à l’incapacité des chauffeurs des camions transportant ces colis de s’expliquer, les gendarmes ont donné l’alerte.

Informé, le commandant de la légion de gendarmerie de l’Est va ainsi envoyer sur place des renforts pour convoyer tous les camions sur Bertoua. Le convoi arrive dans la capitale régionale le samedi 5 mars 2011. La première exploitation des chauffeurs  permet aux gendarmes de la légion de l’Est, de savoir que le cortège se rendait à Douala, où il était attendu au port de la capitale économique, pour embarquement des containers à direction de la Côte d’Ivoire, et précisément du Port de San Pedro.

Pour en savoir plus, nous avons contacté le cabinet du secrétaire d’État à la Défense où une source officieuse  a confirmé l’immobilisation de ce convoi de 15 camions à Bertoua par la gendarmerie. “ Pour l’instant, a-t-elle indiqué, il est difficile de dire avec le maximum de précision ce que contiennent ces containers. La haute hiérarchie a été informée de l’immobilisation des camions et des premiers éléments de l’enquête. Il s’agit d’un convoi des Nations unies. Nous ne pouvons pas l’ouvrir sans l’autorisation du chef de l’État ”.

A la représentation des Nations unies à Yaoundé, on n’a pas semblé au courant de cette expédition. Voici ce que nous a répondu une voie autorisée : “ Ce qu’il faut savoir, c’est que ce n’est pas nouveau que des convois des Nations unies partent du Tchad pour Douala, et vice versa. Le Pam, par exemple travaille beaucoup avec le Tchad. Mais pour ce qui est d’un convoi de containers des Nations unies interpellé à Bertoua, je ne suis pas au courant ”.

Pour sa part, joint au téléphone hier, l’ambassadeur de Côte d’Ivoire au Cameroun est formel : “J’ai été mis au courant par un appel téléphonique d’un individu disant vivre à Bertoua qui m’a informé de cette situation. Je suis en train de vérifier auprès des autorités camerounaises. En tout cas pour ce qui nous concerne, l’ambassade n’a pas été saisie du passage d’un convoi des Nations unies venant du Tchad, à destination de la Côte d’Ivoire. ”

Au moment où nous mettions sous presse, dans la nuit de dimanche, les camions étaient toujours parqués à la légion de gendarmerie de l’Est, attendant sans doute que les forces de sécurité reçoivent de la présidence de la République des indications sur la conduite à tenir. Car, s’il était établi qu’il s’agit effectivement des containers d’armes, traversant le Cameroun pour aller sur un théâtre de guerre civile, dans un pays africain frère, le problème serait forcément diplomatique, et ne pourrait se traiter qu’au niveau du chef de l’État. Lequel voudrait bien, et devrait avoir la primeur des réponses aux questions de savoir si l’Onuci a opté définitivement pour une solution armée en Côte d’Ivoire, ou si des trafiquants d’armes ont usurpé le sigle des Nations unies pour tromper la vigilance de la douane et de la sécurité du territoire camerounais.

Une chose est sûre : pour confirmer ou infirmer que les 30 containers ne contiennent que des armes, et en savoir plus sur  l’expéditeur de la cargaison, les éléments de la gendarmerie ne peuvent les ouvrir au-delà du contrôle de routine qui les a conduits à la découverte, sans instructions du chef de l’État, si nous en croyons un haut responsable du Sed. C’est donc une affaire à suivre.

 

 

Prétendue livraison d’hélicoptères aux Fds : Ban Ki-moon veut justifier l’entrée en guerre de l’Onu – Côte d’Ivoire : pas d’hélicoptères livrés par le Bélarus, reconnaît l’ONU

AFP – 03.03.2011 (extraits)

 

L’ONU a dû reconnaître mercredi qu’elle avait accusé par erreur le Bélarus d’avoir livré des hélicoptères au régime du président ivoirien sortant Laurent Gbagbo, en plein bras de fer avec le pouvoir en place à Abidjan.

L’information de la mission de l’ONU en Côte d’Ivoire, l’Onuci, faisant état de l’arrivée dimanche à l’aéroport de Yamoussoukro (centre) d’avions transportant trois hélicoptères en provenance du Bélarus, « était une erreur », a déclaré à New York Alain Le Roy, chef des opérations de maintien de la paix. L’ONU a dû présenter ses « excuses » au Bélarus, qui avait dès lundi rejeté les accusations. Le camp Gbagbo avait crié au « complot ».

Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon avait demandé lundi une réunion urgente du Conseil de sécurité après ces informations sur une violation de l’embargo sur les armes décrété en 2004.

 

 

Côte d’Ivoire : Le Bénin retire ses troupes de l’ONUCI

Ibénin – 01.03.2011 (extraits)

 

Retraits en cascade des Casques bleus par les pays donateurs de l’Opération onusienne en Côte d’Ivoire. Pour palliatif, la France recrute 300 mercenaires et pour manifester son mécontentement, elle met Choï au restreint pour «insuffisance de rendement» et le remplace par le porte-parole Hamadoun Touré.

300 mercenaires, 23 avions de combat ‘’Mirage’’, tel se compose le dernier arrivage de l’arsenal de guerre convoyé par la France sur le théâtre ivoirien, selon nos sources onusiennes de renseignements basées en Haïti. L’aéroport civil de Bouaké est transformé en une plate-forme militaire où s’effectuent de jour comme de nuit, des montages des machines de guerre qui y arrivent en pièces détachées, des tirs d’essais, des vols d’essai et de repérage, etc. Pour ce qui concerne l’Opération des Nations unies pour la Côte d’Ivoire (Onuci), sa dernière dotation est de trois (3) drones (avion espions) et trois (3) hélicoptères de combat de marque M-24.

Aléa jacta este. Eh bien le sort en est jeté. L’opération « ne pas perdre la Côte d’Ivoire » est irréversible, il reste à savoir si elle vaincra les Ivoiriens. La dernière élection présidentielle qui a opposé au second tour, le président sortant Laurent Gbagbo candidat de La majorité présidentielle (Lmp) et Alassane Dramane Ouattara président du Rdr, candidat du Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (Rhdp), a vu la victoire du premier cité avec (51,45%) selon le verdict final du Conseil constitutionnel, juge des élections dont la décision est sans recours. Une victoire que conteste le candidat vaincu Alassane Dramane Ouattara, soutenu en cela par la France qui a fini par rallier à sa cause, ses amis au sein de la communauté internationale avec les ressources humaines et toute la logistique de l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (Onuci). Ce soutien «indéfectible» à Alassane Dramane Ouattara n’a toujours pas, 4 mois après le second tour de la présidentielle, donné les résultats escomptés par la France. L’une des dernières tentatives de régler militairement la crise post-électorale a été annihilée par l’Union africaine.

Au cours de la dernière réunion du Conseil de paix et de sécurité de l’organisation panafricaine tenue à Addis-Abeba en Ethiopie, un Groupe de haut niveau a été constitué et comprend cinq chefs d’État venus des cinq parties du continent. Ce sont l’Afrique du Sud avec Jacob Zuma pour l’Afrique australe, la Mauritanie avec Ould Abdel Aziz pour l’Afrique du Nord, le Tchad avec Idriss Déby Itno pour l’Afrique centrale, la Tanzanie avec Jakaya Kikwete pour l’Afrique de l’Est et le Burkina Faso avec Blaise Compoaré pour l’Afrique de l’Ouest. Ce panel a séjourné à Abidjan du lundi 21 au mardi 22 février où les cinq chefs d’Etat ont rencontré tous les acteurs de la crise ivoirienne. Une dernière rencontre était prévue à Nouakchott en Mauritanie, hier, pour livrer les résultats des négociations. Mais dans l’attente de ces résultats, le président français Nicolas Sarkozy multiplie les contacts avec le président sud-africain, Jacob Zuma qu’il veut à tout prix convaincre de ne pas prendre position pour la Côte d’Ivoire de Laurent Gbagbo, ou à tout le moins à observer sans prendre position ni pour l’un ni pour l’autre.Pour Sarkozy, une fois que le président sud-africain est « neutralisé», les quatre autres chefs d’État du panel vont automatiquement abdiquer. La semaine dernière, un autre entretien, entre officiel français et le chef d’État sud-africain devait avoir lieu à Twane capitale d’Afrique du Sud jadis appelée Pretoria. Mais cette audience demandée par l’Ambassadeur de France en Afrique du Sud a été annulée sine die par le président Zuma, qui, selon des sources diplomatiques, n’aurait pas trouvé opportun le sujet à l’ordre du jour. En termes d’ordre du jour, il s’agirait pour le président français Nicolas Sarkozy de convaincre le Sud-Africain à désavouer le camp présidentiel ivoirien qui avait révélé par presse interposée deux jours avant, une lettre confidentielle écrite par Sarkozy et adressée au président de la Commission électorale indépendante (Cei). Courrier dans lequel Nicolas Sarkozy enjoignait le président de la Cei Youssouf Bakayoko à vite proclamer les résultats de l’élection et que des dispositions sécuritaires seraient été prises pour assurer la sécurité des citoyens français et étrangers en cas de débordement…

Visiblement, les deux parties, Afrique du Sud et France ne semblent pas danser sur le même rythme dans le bal qui a lieu en Côte d’Ivoire. L’ingérence et le parti pris de la France a fini par agacer la première puissance africaine et beaucoup de dirigeants africains. La France qui entrevoit la débâcle du camp Ouattara dans les résultats du panel des chefs d’État de l’Union africaine prend dès lors le taureau par les cornes. Sur le théâtre ivoirien des opérations, beaucoup de choses ont changé. D’abord par le haut, ensuite sur le terrain. Par le haut, le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies, Youn-Ji Choï a été officieusement écarté et remplacé par Hamadoun Touré. La France, selon des sources émanant de ses services secrets, reproche au Coréen « son mauvais résultat malgré les moyens mis à sa disposition ». Pour le remplacer la France s’est aliéné les services d’un « prêt-à-tout-faire » doté potentiellement d’un reflexe anti-Gbagbo, en la personne du porte-parole Hamadoun Touré.
Sur le théâtre des opérations, la tâche s’est compliquée ces deux dernières semaines. En effet, plusieurs pays ne voulant pas se faire complices des massacres qui ont cours et dont les plus amples se préparent en Côte d’Ivoire, ont décidé de retirer leurs soldats. Le Ghana a commencé et fini le retrait de ses soldats. Cette semaine, c’est le Bénin qui suit. Le contingent béninois a déjà démantelé toute sa logistique et s’est replié sur Abidjan en traversant Guiglo (Ouest).D’autres pays africains et même asiatiques manifesteraient, en ce moment même, un ardent désir de se retirer de la mission ivoirienne des Casques bleus. Ces pays accusent la France de dévoyer et de transformer ce qui était auparavant une mission humanitaire, en mission de subversion et d’invasion. Sur le terrain, les choses sont bien claires désormais. Les forces régulières ivoiriennes (Fds-Ci) font face à des mercenaires venus de plusieurs pays limitrophes et français. Ce sont ces mercenaires habillés en tenues des Casques bleus qui mènent les opérations contre l’armée ivoirienne. Les attaques d’Abobo (commune du District d’Abidjan-nord) ont fait plusieurs centaines de morts dans les rangs des assaillants. Contrairement à trois (3) blessés annoncés hier lundi 28 février, par la radio française Rfi. Selon des sources concordantes, la toute dernière attaque aurait fait une dizaine de victimes dans les rangs des commandos mercenaires dont plusieurs de race blanche. Il pourrait s’agir de trente quatre (34) soldats de l’opération Licorne. Plusieurs officiers de l’armée burkinabé auraient été tués également dans les combats. Un membre influent des mercenaires qui n’ont rien «d’invisibles» aurait été arrêté lors des combats de Koumassi (commune du District d’Abidjan- sud). Le téléphone portable de ce dernier aurait fourni beaucoup d’informations sur les positions et les noms des leaders civils et militaires des attaques, y compris le nom du président du Rdr Alassane Dramane Ouattara. Selon des sources militaires généralement crédibles, ce commando aurait été fait prisonnier. Avec sa complicité, environs trois (3) embarcations bourrées de mercenaires ont été mis hors d’état de nuire sur les plans d’eau lagunaire interdits à la circulation par l’état-major des Armées de Côte d’Ivoire. Comme on le voit, nos valeureux militaires sont au travail pour pacifier le pays.

Yamoussoukro : Les hélicoptères MI-24 de l’Onuci sèment la psychose au sein de la population

AIP – 06.03.2011

Peur et psychose étaient le lot des populations de Yamoussoukro samedi lors du survol de leur espace aérien par trois hélicoptères de l’Onuci (Aip 06/11). Ces populations croyaient à une attaque aérienne imminente des forces rebelles après les tentatives terrestres de Tiébissou.
Ces acrobaties aériennes à répétition de l’Onu ne trompent plus personne. Celles-ci étaient destinées à photographier les corridors de la ville, la garde Républicaine, le palais présidentiel et les différentes positions des forces de défense et de sécurité, pour les communiquer aux forces rebelles. Une banale opération d’intelligence avec l’ennemi, somme toute. La routine quoi !
En sept ans de présence sur le territoire ivoirien, l’Onuci, par ses turpitudes, a réussi l’exploit de se faire dézinguer par la population ivoirienne qui lui était au départ favorable. Dans les chaumières, on se rappelle de la neutralité de l’Onu comme d’une époque datant de l’âge de pierre.
Les populations de Yamoussoukro allaient de tous leurs commentaires devant ce ènième comportement de l’Onu, au moment où la médiation du panel de l’UA, par son envoyé spécial Jean Ping, rendait ses travaux au Président Gbagbo et à son rival Alassane Ouattara.
Cela à fait dire à quelqu’un que « la solution par le panel, l’Onu n’en croit pas un traitre mot ». Évidemment, on n’est mieux servi que par soi-même.

 

Liens vidéo incriminant l’ONUCI

http://www.youtube.com/watch?v=CnHqx_whuoQ

 

http://www.youtube.com/watch?v=AatbbsBGMnw

 

http://www.youtube.com/watch?v=wMRJSTCWq9E

 

http://www.youtube.com/watch?v=lVlrzcZQ0NI&feature=related

 

http://www.youtube.com/watch?v=pVWX1AKD79M

 

http://www.youtube.com/watch?v=TId9YiyyEMk

 

http://www.youtube.com/watch?v=L9dzHGU4S60

 

 

 

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Une Réponse to “Newsletter #68 : COTE D’IVOIRE: LE MUPPET CHOI – ACTE 2”

  1. KPOKPEU 08/03/2011 à 23:02 #

    Savez-vous qu’en politique, « la traîtrise est une qualité et qu’il existe des crimes nécessaires »?( Paroles d’Houphouët Boigny)
    Toutes vos analyses sont acceptables j’avoue parce que bien menées. Mais je suis vraiment désolé, elles tiendraient si nous étions dans une situation normale.
    Je veux dire si nous avions vraiment fait des élections pour le triomphe de la Démocratie càd pour que le peuple ivoirien dans sa grande composante avait choisi son Président.
    Svp merci de considérer que ce soit-disant scrutin était un pretexte. J’ai eu l’occasion de le souligner sur Facebook qu’une machine avait été montée pour simplement chasser GBAGBO du pouvoir.
    Ensuite j’avais redéfini ce qu’est LA DEMOCRATIE de nos: C’est une machine aux mains des Décideurs « invisibles »( LA Mafia) pour soit se débarasser d’un homme ou d’un régime sans guerre soit pour une alternance de pouvoir( quand c’est dans un pays qui aux mains des J……)
    En côte d’Ivoire nous devons mettre de côté un tant soi peu la superstition réligieuse qui nous endort.
    Car quand on a faim càd quand on veut vivement manger, on ne prie pas. on cherche de quoi mettre sous la dent. Je veux dire qu’on est pragmatique. De même quand on veut « mougou », on ne lit pas. On est concret.
    Dans cette guerre qui prend racines ouvertement depuis la Mort du vieux, il s’agit de nous prendre la Terre que DIEU nous a offerte avec toutes les richesses qu’Il a décidées LUI-même.
    Et on nous fait croire qu’il s’agit d’une crise post-électorale. On dort….Même LG.
    Y a que DIEU qui peut nous sauver mais le voulons-nous réellement????
    Savez-vous l’origine du VAUDOU ?????
    Allez y comprendre !!!!!!

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