Newsletter #70:COTE D’IVOIRE: LE CALVAIRE D’UN PAYS

17 Mar

Dans la crise ivoirienne, les tribulations infligées au peuple souverain de ce pays ne cessent de s’accumuler.

Alassane Ouattara, dans sa quête aveugle du pouvoir, soutenu par la France et la très nébuleuse et réduite « communauté internationale » n’a plus de scrupules a faire souffrir atrocement les ivoiriens… un peuple qui ne veut visiblement pas de lui…

Comment comprendre un tel acharnement? Les ivoiriens ne se soulèvent pas comme l’ont fait les égyptiens ou les tunisiens ou encore récemment les lybiens. Les ivoiriens ignorent tous les appels, menaces, ultimatums et mots d’ordre ridicules lancés depuis le Golf par M. Ouattara.


Avec la complicité de la France et de l’ONUCI qui s’est tellement enfoncée dans ses erreurs qu’elle ne peut plus se dédire, M. Ouattara a opté pour une guerre lâche et barbare infligée à ce peuple souverain qu’il prétend vouloir gouverner.

Sa stratégie inhumaine « d’asphyxie » est en train de décimer des centaines de milliers d’ivoiriens et de ressortissants de la sous-région ouest-africaine. Face à cette tragédie si injuste, on assiste au réjouissances de la France qui s’en frotte les mains de satisfaction et au mutisme hypocrite de l’Union Européenne.

M. Ouattara pense t’il qu’il pourra un jour gouverner en toute légitimité ce peuple auquel il a fait subir tant de douleurs? De deuils? De privations?

 

NON. Les ivoiriens diront toujours non à cet homme qui déchire le pays depuis qu’il a lancé son coup d’état sanglant en 2002.

 

 

Côte d’Ivoire/Pénurie de Médicaments : MSF accuse « la communauté internationale »

DirectScoop – 16.03.2011

 

Médecins Sans Frontières (MSF) a signalé mardi les « grandes difficultés pour se faire soigner » que rencontraient les victimes des violences en Côte d’Ivoire « du fait de l’insécurité mais aussi des ruptures d’approvisionnement en médicaments résultant des sanctions internationales ».

« Pour peser sur la crise politique, la communauté internationale a imposé des sanctions commerciales et financières qui, ajoutées aux difficultés de transport, provoquent des ruptures d’approvisionnement en médicaments et matériel médical », commente l’organisation sur son site internet.

Cette situation, selon l’organisation, fait que « dans plusieurs régions du pays, des structures de santé manquent de médicaments de base et aussi de traitements pour soigner des maladies chroniques ou aiguës, notamment pour faire des dialyses rénales».

La ministre de la Santé Publique, Christine Adjobi, a dénombré le 7 mars, « 24 décès » pour la période de janvier à février chez les personnes dialysées consécutivement à la décision de l’Union Européenne d’infliger à la Côte d’Ivoire un embargo sur les bateaux à destination de ce pays y compris ceux transportant des médicaments.

Les étudiants du SYNESS (Syndicat National des Etudiants en Science de la  Santé de Côte d’Ivoire) ont organisé, le 24 février, une marche sur le siège de l’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) à Abidjan suivie d’un sit-in devant l’édifice. Ils se sont insurgés contre cette mesure « arbitraire » qui prive les malades de médicaments.

Selon le SYNACASCI (Syndicat National des Cadres de la Santé), il ne faut pas faire d’amalgame entre politique et affaires sociales. Le syndicat a par ailleurs menacé de poursuivre l’OMS et l’UE (Union Européenne) devant les tribunaux pour « crime contre l’humanité ».

Le Dr Christine Adjobi, Ministre ivoirien de la Santé publique, avait elle-même condamné le 26 février l’embargo sur les médicaments imposé à la Côte d’Ivoire par l’Union Européenne. « Qu’est-ce que la santé a à voir dans cette situation?  », s’était écriée la ministre qui a dénoncé « un crime contre l’humanité ».

Cette mesure d’embargo fait partie d’une série de décisions de l’Union Européenne visant à asphyxier le pays à tous les niveaux, notamment au plan économique, diplomatique et sanitaire. L’UE espère obtenir ainsi le départ du président Laurent Gbagbo du pouvoir et imposer à la tête du pays l’opposant Alassane Ouattara.

Le Conseil constitutionnel ivoirien, plus haute juridiction chargée de donner les résultats définitifs de l’élection présidentielle a proclamé Laurent Gbagbo, élu (51, 45%) contre son adversaire Alassane Ouattara (48%).

 

 

Côte d`Ivoire: « risques graves » pour l`économie des pays voisins (FMI)

AFP – 17.03.2011

 

La crise politique en Côte d’Ivoire fait peser des « risques graves » sur la reprise économique en cours dans les pays de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cédéao), a indiqué jeudi le Fonds monétaire international.
« La crise politique qui n’en finit pas en Côte d’Ivoire fait peser des risques graves » sur la croissance économique des pays riverains, indique le FMI dans un document rendant compte d’une réunion de son Conseil d’administration sur la Cédéao.
Les administrateurs du Fonds, représentants de ses États membres, « ont exprimé la profonde inquiétude » que leur inspire la situation en Côte d’Ivoire « alors qu’une reprise économique est en cours » à l’échelle de la région.
Selon eux, le risque d’affaiblissement de la reprise se transmettrait « en particulier par les canaux du commerce et du secteur financier ».
Ils craignent « que les conséquences de la crise » ivoirienne puissent « être graves pour la région si celle-ci persiste », ajoute le document publié à Washington, siège du FMI.

 

 

Côte d’Ivoire/ UNICEF: « Plus de 800000 enfants instrumentalisés » dans les zone CNO

DirectScoop – 16.03.2011

 

Le Fonds des Nations Unies pour l’Enfance (UNICEF) note que plus de 800 000 enfants en Côte d’Ivoire ne vont pas à l’école et se retrouvent « malheureusement » dans les marchés et dans les manifestations politiques.

Dans un rapport dont DirectScoop dispose d’une copie, Ange Ayé Aké, chargé de communication à l’UNICEF indique qu’au cours d’une visite effectuée du 07 au 14 mars dans les zones centre, nord et ouest (sous contrôle de la rébellion pro-Ouattara) dans le cadre de la réponse humanitaire, le représentant de l’UNICEF, Dr. Agostino Paganini a plaidé auprès des rebelles pro-Ouattara contrôlant ces zones pour le respect du droit à l’éduction des enfants et leur non-participation à la guerre.

« Depuis le début de l’année 2011, 27 victimes de violences sexuelles dont 24 enfants ont été référés et pris en charge avec l’appui de l’UNICEF, qui a également mis en place un système de suivi et d’alerte sur les violations d’enfants », précise en outre le document.

Angelina Jolie, la star américaine de cinéma a appelé mercredi 02 mars lors d’une visite à Kaboul, à la protection des civils dans les conflits ivoirien.

« Tout ce que je demande, c’est que les civils soient protégés, plutôt que d’être pris pour cible voire de devenir des victimes », avait livré la star.

Cette déclaration de l’ambassadrice de bonne volonté du HCR (Haut-Commissariat des Réfugiés) intervenait alors que l’organisation  révélait mardi sur son site la « prise en otage » des populations civiles par les rebelles pro-Ouattara qui les empêchent de sortir, les obligeant parfois à «donner de l’argent ou des effets personnels avant d’être autorisées à partir».

Le HCR a suspendu par ailleurs ses activités dans l’ouest du pays en raison de l’insécurité née de l’attaque par les rebelles pro-Ouattara des positions tenues par les FDS le 23 février.

Depuis le déclenchement de la rébellion pro-Ouattara en septembre 2002, « c’est la toute première fois que la ville d’Abidjan, connaît le phénomène des déplacés internes », note un observateur.

La rébellion pro-Ouattara a occasionné entre 2002 et 2007, plus de 1 million 700 mille déplacés internes selon les chiffres officiels du gouvernement et des agences du système des Nations Unies.

Ce chiffre pourrait être revu à la hausse, estiment des spécialistes, en raison des violences enregistrées ces derniers mois à Duékoué, Bangolo, Lakota, Divo et Vavoua mais surtout, à cause de la reprise de la guerre sur les fronts ouest (Zouan-Hounien, Bin-Houyé, Toulepleu), Centre (Tiébissou, Yamoussoukro) et Sud (Abidjan).

Refusant sa défaite constatée par le Conseil Constitutionnel, plus haute juridiction chargée de proclamer les résultats définitifs des élections présidentielles, Alassane Ouattara depuis son QG du Golf Hôtel tente, en complicité avec l’ONUCI (Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire) et la Licorne (armée française) de renverser le gouvernement ivoirien.

 

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Une Réponse to “Newsletter #70:COTE D’IVOIRE: LE CALVAIRE D’UN PAYS”

  1. mateus philip 24/03/2011 à 11:26 #

    Les jeunes de la côte d’ivoire sont trés courageux la façon même vous gerez la situation des commandons de ouattara qui tuent vos frères ,soeurs et parents,il faut pas vous laisser à battre,surveiller vos quartiers,vos communes s’il y a quelque chose de louche informer fds,soyer les oreilles des fds car ces gens sont des animaux,des tuers sans pitiés qui sont payer par la sarkozy pour mettre son ami ouattara à la présidence de la CI.ON DIT TOUS non à la françafrique.moi,je suis congolais, je sais combien ils sont capables pour nous voler nos richesses.

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