Newsletter #71: CRISE IVOIRIENNE: RETOUR A LA CASE CONSTITUTION

20 Mar

La Côte d’Ivoire traverse actuellement une crise née du contentieux post-électoral consécutif au second tour des présidentielles. Pour résoudre cette crise, plusieurs missions diplomatiques de haut niveau se sont succédées au chevet du pays.

Toutes les solutions proposées en faveur d’une issue pacifique ont été rejetées du revers de la main par le camp Ouattara et/ou sabotées par son parrain, Nicolas Sarkozy.

Le panel de l’Union Africaine a rendu ses conclusions après des pressions malveillantes de Nicolas Sarkozy et de ses suiveurs, après la difficulté d’obtenir un consensus entre les 5 présidents mandatés, il a été conclu que M. Ouattara aille se faire instituer par le Conseil Constitutionnel ivoirien. Autrement dit, nous sommes de retour à la case départ, ou plus précisément, ce que le peuple ivoirien souverain souhaite depuis le départ: le respect plein et entier de sa constitution suprême et de ses lois.

 

Face à cela, M. Ouattara, qui n’en est pas à une contradiction près, s’en va aujourd’hui nommer un président du Conseil Constitutionnel…. le ridicule ne tuant pas, il continue de se comporter comme si la Côte d’Ivoire était un terrain de jeux, un parc d’attractions où l’on peut tripatouiller à l’envi les pions, les hommes et les règles… Il a aussi créé une « nouvelle armée » pour absoudre sa rebéllion sanguinaire et jeter de la poudre aux yeux des ivoiriens qui ne cessent de tomber sous les balles des armes lourdes déployées par ses rebelles et mercenaires, ainsi que sous les coups barbares des armes blanches détenues par les mêmes individus peu recommandables. Que va t’il faire ensuite? Créer une nouvelle constitution? Créer une nouvelle Côte d’Ivoire? Se trouver un nouveau peuple ivoirien?

 

Le soutien malsain et à visage découvert de l’ONUCI aux massacres de civils ivoiriens est de l’ordre du répugnant. Les ivoiriens ne comprennent pas cet acharnement, eux qui aspirent tout simplement à vivre enfin en paix, après tant d’années de crise dont le seul instigateur est M. Alassane Ouattara.

 

Ce pays qu’il tente depuis près de 20 ans de diriger par l’usurpation et la manipulation en a plus qu’assez. Les civils pris en boucliers humains, les pseudo charniers créés de toutes pièces, le sang des innocents versé en abondance pour attiser la soif morbide des médias français qui iront ensuite accuser promptement le Président de la République S.E.M Laurent Gbagbo, les grossiers montages de tueries, la famine imposée à plusieurs milliers de foyers, la confiscation des avoirs bancaires, la pauvreté infligée aux producteurs de cacao, la santé refusée aux malades suite à l’embargo de l’Union Européenne…. ASSEZ! ASSEZ! M. Ouattara, c’en est assez.

 

Alassane Dramane Ouattara, les ivoiriens ne veulent pas de vous, comprenez le enfin, et ALLEZ-VOUS EN!!!!

 

Dr Gervais Sako Boga, Président de la Fidhop : « En demandant au Conseil Constitutionnel de faire prêter serment à Ouattara, l’Ua signifie bien que, tant que celui-ci ne le fera pas, il ne sera jamais Président»

 

Le président de la Fondation Ivoirienne des Droits de l’Homme et de la Vie Politique revient sur les graves violations des droits de l’homme observées depuis la proclamation du second tour de la présidentielle ivoirienne. Dr Gervais Sako Boga montre que même dans cette situation confuse autour de l’interprétation faite des décisions du Conseil Constitutionnel quant aux résultats définitifs, force doit rester à la Constitution.

Écouter le Dr Boga ici.

 

 

COTE D’IVOIRE : le cas Francis Wodié, parlons-en !

Rue 225 – 19.03.2011

 

Romain Francis Vangah Wodié, ci-devant, ancien président du Parti Ivoirien des Travailleurs (PIT), aurait été nommé par Alassane Ouattara, candidat battu à la présidentielle du 28 novembre dernier et retranché à l’Hôtel du Golf, président du Conseil Constitutionnel de la Côte d’Ivoire du Golf Hôtel. Cet acte de nomination, intervient, dit-on, pour que le brillant constitutionnaliste qu’est M. Wodié, puisse matérialiser l’investiture et la prestation de serment de M. Ouattara, afin celui-ci jouisse de pleins droits en qualité de Président de la République de Côte d’Ivoire.

 

Telle est la nouvelle posture que Francis Wodié a décidé d’adopter contre la Côte d’Ivoire qui lui a tout donné. Eternel suiveur et has been parmi les has been du marigot politique ivoirien, Francis Wodié en veut à mort à Laurent Gbagbo. Dans son entourage, on dit de lui qu’il fulmine toujours contre le Président ivoirien : «Comment lui, un moins que rien intellectuellement parlant, a-t-il accédé au pouvoir d’Etat, tandis que moi Wodié, je suis réduit à un éternel statut d’opposant», dit-il de Gbagbo, nons sans ajouter que ce dernier est à la base de l’émmièttement de son parti, le PIT. Alors que Gbagbo, de son côté, à toujours fait la passe au grand-frère’ au point de nommer son épouse, Victorine à la tête de la Commission Ivoirienne des Droits de l’Homme (CIDH), lui ne démord pas et jure d’avoir la peau du Chef de l’Etat ivoirien. «Si Wodié n’a ni la reconnaissance humaine et ni la reconnaissance du ventre, il devrait garder au moins le profil bas, face à tout ce que le Gbagbo a fait pour lui. C’est par exemple Gbagbo qui l’a encouragé à postuler à un siège vacant de la Cour Internationale de Justice (CIJ), avec budget à l’appui pour battre campagne. Mais Wodié n’est jamais eu le courage de franchir le pas, préférant les petites combines abidjanaises. Est-ce la faute à Laurent Gbagbo s’il n’a jamais eu de scores honorables lors des scrutins présidentiels?

 

Après avoir perdu toute l’honorabilité qui lui reste, il ne lui manquait plus qu’Alassane Ouattara pour assurer ses vieux jours. Il faut le plaindre», déplorait hier un de ses anciens compagnons du PIT. Wodié est assurément un cas pathologique. Voilà quelqu’un qu’on nomme juste pour l’investiture d’un autre individu qu’il sait lui-même fraudeur dans l’âme. Le Conseil Constitutionnel est une Institution qui s’assure un vécu quotidien tout le long du mandat qui lui est imparti. Que va faire Wodié ? Comment va-t-il assurer le fonctionnement de son institution ? Si Yao Paul Ndré est taxé d’être un proche de Gbagbo, que dirait-on de Wodié, qui agit, lui, plus pour du pécule que pour le bon sens ?

 

Paul Ndré a au moins validé les candidatures, le résultat du premier tour et donné le vrai résultat du second tour. Il est véritablement le Président du Conseil Constitutionnel de Côte d’Ivoire. Que vient faire Wodié dans une affaire qui est loin de le concerner, lui qui était jusqu’à un passé récent, candidat à cette même élection présidentielle ? La Côte d’Ivoire a vraiment mal à ces intellectuels et il faut s’appeler Wodié pour accepter de se faire humilier à 76 ans, et de façon rocambolesque. Le maître est tombé bien bas.

 

 

Les larmes de Ouattara

KOACI – 19.03.2011

 

Le candidat malheureux de la présidentielle de novembre 2010, Alassane Dramane Ouattara est complètement
désarçonné, en ce moment.

Celui que le président Laurent Gbagbo a battu au scrutin présidentiel n’en croit pas à ses yeux et à ses oreilles lorsque ses sbires lui rendent compte que ses nombreux mercenaires et stipendiés qu’il a déployés à Abobo, son prétendu fief, n’ont pu résister à la force de frappe des Forces de défense et de sécurité (Fds) de Côte d’Ivoire. Qui sont plus que jamais, résolues à défendre, à leurs corps défendant, le souverain et indépendant peuple de Côte d’Ivoire et ses Institutions. Dramane sanglote une fois qu’il apprend que des éléments du Général de corps d’Armée, Philippe Mangou ont maté ses rebelles venus du Sénégal, du Mali et du Burkina Faso. Il est quasiment inconsolable lorsqu’il a ouï dire que les Fds ont, en deux semaines seulement, mis 150 rebelles hors d’état de nuire à Abobo.

Le candidat malheureux était encore plus misérable quand la presse à sa solde lui a rapporté qu’il a encore perdu une trentaine de ses combattants et agresseurs le jeudi 17 mars dernier, dans son pseudo bastion. Ce même jour, 12 autres éléments de son tristement célèbre armée irrégulière, qui ont tenté de franchir le portique du ministère de la Défense au Plateau, l’ont appris à leurs dépens. Nonobstant leurs amulettes, leurs gris-gris et autres talismans importés, ces Burkinabè, Guinéens et Maliens sont passés de vie à trépas lorsque les braves Fds ont montré un pan de leur virtuosité, de leur pétulance. Qu’Alassane Dramane Ouattara sache que ses larmes de crocodile n’émeuvent, outre mesure, les vaillantes Fds qui ne se lasseront pas de « désinfecter » et partant, d’assainir tous les quartiers du District d’Abidjan et toutes les villes de l’intérieur du pays. Et elles en ont les moyens.

 

 

« Même si Gbagbo démissionne, Ouattara ne peut pas être président »

The African Independant – 14.03.2011 (extraits)

 

Chef de la délégation du camp présidentiel, qui a représenté Laurent Gbagbo à la réunion du Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’Union africaine (UA), le jeudi dernier à Addis-Abeba, M. Affi N’guessan, président du Front populaire ivoirien (FPI), a fait un large tour d’horizon de tout ce qui s’est dit dans la capitale éthiopienne pour réaffirmer le rejet par son camp des décisions prises par les membres du CPS. Lesquelles décisions invitent le Conseil Constitutionnel de Côte d’Ivoire à investir, comme président de la République élu, M. Alassane Ouattara, reconnu comme tel. Justifiant l’opposition de son camp à ladite décision, l’émissaire du locataire du Palais d’Abidjan s’est indigné qu’aucun élément objectif n’ait été avancé pour la justifier et convaincre Laurent Gbagbo de ce que son adversaire a effectivement gagné le scrutin du 28 novembre passé. «Cette décision n’a été fondée sur aucune argumentation. Elle est tombée comme un cheveu sur la soupe. Le panel et le CPS se sont enfermés dans une sorte de fuite en avant. Ils ont refusé de se dédire et de reconnaître qu’ils ont été induits en erreur par M. Choi».

Affi N’guessan n’hésitera pas à révéler une partie du rapport des experts commis par le panel sur le terrain et qui reconnaît qu’il y a eu des controverses autour de la proclamation des résultats du scrutin de novembre 2010. Il déplore du reste que ce comité d’experts ait limité sa mission d’évaluation à une simple ”compilation” de témoignages recueillis mis à la disposition du panel, se confinant, précise-t-il ”dans les décisions déjà prises”. Convaincu que le panel n’aura servi à rien, pour n’avoir pas tenu compte des réalités du terrain et produit des preuves pour étayer ses décisions, pour Affi N’guessan, qui avait à ses côtés le ministre des affaires étrangères du Gouvernement Aké N’gbo, Alcide Djédjé, membre de sa délégation, la nomination d’un Haut Représentant chargé en charge de la mise en œuvre des décisions n’est rien d’autre qu’un ”désaveu” au groupe conduit par le président Mohamed Ould Abel Aziz et ”la reprise sous une autre forme” des débats, qui devraient conduire à une solution négociée à la crise ivoirienne. Cette solution, l’ex-porte-parole du candidat de la Majorité présidentielle ne la voit que dans le respect des Institutions de la République qu’il lit dans l’invitation faite au Conseil constitutionnel de procéder à l’investiture de M. Ouattara pour en faire le président de la République élu de Côte d’Ivoire. «Cela signifie que l’UA ne le reconnaît (ndlr: Alassane Ouattara) pas, pour le moment, comme président de la République. C’est seulement le jour où il aura été investi qu’il pourra siéger comme tel. Ce qui signifie que tous les actes qu’il a posés sont nuls et de nul effet.

Et comme un pays doit avoir un président de la République, cela signifie que jusqu’à nouvel ordre, c’est le président Laurent Gbagbo qui est le président de la République de Côte d’Ivoire». Pour Affi N’guessan, la question de l’investiture du Conseil Constitutionnel est une page déjà tournée. Il poursuit le débat plutôt que l’injonction fait par le CPS au président Gbagbo de se retirer du pouvoir. Le président du FPI réplique sur les termes et renvoie les membres du CPS à la Constitution ivoirienne qui, précise-t-il, ne mentionne nulle part la position de ”retrait”. «Ou bien le président de la République est empêché ou bien il est démissionnaire. Donc, le terme retrait n’a aucun sens. Le seul retrait possible, ce serait la démission. Or, la démission est organisée par la Constitution, qui dit ”qu’en cas de démission du président de la République, c’est le président de l’Assemblée nationale qui assume la transition pour un délai maximum de 90 jours’ pendant lequel il doit organiser de nouvelles élections.

Ces précisions faites, le président du FPI, émissaire de Laurent Gbagbo à Addis-Abeba a appelé les partisans du camp présidentiel au calme et à la sérénité. Toutefois, il les a exhortés à la poursuite de la résistance, notamment face à ”la guérilla urbaine”, précise-t-il, ”qui tue pendant que l’on négocie pour trouver une solution pacifique à la crise”. «Nous devons résister pour écraser cette rébellion rampante, qui continue de tuer. Etant donné que nous sous battons pour la vérité, il n’y a pas de raison que nous ne triomphons pas. L’espoir est permis. Notre destin se trouve entre ns mains. Nous avons des amis à l’extérieur qui sont prêts à nous soutenir. Il y a de grande nations africaines qui comprennent le sens de notre combat et qui savent que ce combat va au-delà des intérêts de la Côte d’Ivoire et engage l’avenir de la démocratie et de la dignité en Afrique», a révélé le chef du parti au pouvoir, appelant la mobilisation face à l’épreuve sans laquelle ”il n’y pas d’émancipation”. Dans la foulée, le conférencier a confirmé la venue en Côte d’Ivoire, dans les jours qui suivent, du président en exercice de la Conférence des chefs d’Etat de l’UA, l’Equato-Guinéen, Obiang Nguema. Affi N’guessan a exprimé la disposition sans aucune crainte du camp présidentiel à recevoir cet autre chef d’Etat, car, conclue-t-il: ”nous n’avons rien à cacher”.

Extraits propos Affi N’GUESSAN

Ceux qui instrumentalisent leurs relations extérieures pour vouloir tuer ce pays là et gouverner des cimetières . M. Ouattara a donné deux semaines à Gbagbo pour quitter le pouvoir. Le Conseil lui-même s’est donné deux semaines pour que son haut représentant enclenche le processus de négociation autour de sa proposition. C’est-à-dire chercher à savoir si les différentes parties sont d’accord pour reconnaître M. Alassane Ouattara comme président de la République de Côte d’Ivoire ? Est-ce que M. Laurent Gbagbo est d’accord pour se retirer ? Est-ce que le Conseil Constitutionnel est d’accord pour investir M. Alassane Ouattara ? Voilà, c’est sur ça que porte la négociation.

Le Conseil de Paix et de Sécurité n’a pas dit de venir ‘’imposer’’, sinon il n’aurait pas mentionné le terme ‘’négociation’’. Il aurait dit qu’un haut représentant viendrait pour installer M. Alassane Ouattara ou pour éjecter M. Laurent Gbagbo et pour contraindre le Conseil Constitutionnel à poser un acte qui relève de sa responsabilité. Le haut représentant vient pour négocier pour qu’on s’entende sur quelque chose qui va permettre à la Côte d’Ivoire de sortir de la crise. C’est pour quoi je voudrais à ce stade demander à nos compatriotes de garder leur sérénité, parce que nous n’avons pas réussi à infléchir la position de l’UA pour qu’elle reconsidère sa position de dire que c’est M. Alassane Ouattara qui gagné les élections, mais notre cause a avancé puisqu’il y a des fenêtres d’opportunité pour poursuivre ce travail de recherche de la vérité. En définitive, c’est que l’UA s’en remet au Conseil Constitutionnel. Dans tous les cas de figure, il faut les parties ivoiriennes discutent entre elles pour trouver une solution consensuelle à la crise à laquelle le pays est confronté. Nous devons travailler à cela. C’est vrai que pendant ce temps, M. Alassane Ouattara et ses combattants armés sèment le désordre et la terreur sur l’ensemble du territoire, notamment ici à Abidjan. Nous devons continuer de résister, nous devions continuer de nous battre pour étouffer cette guérilla urbaine, pour écraser cette rébellion rampante. Cette rébellion qui continue à tuer pendant que les uns et les autres négocient. C’est pour quoi nous devons rester vigilants et dire que rien n’est perdu et que l’espoir est permis. Notre destin se trouve entre nos mains et nous avons des amis à l’extérieur qui sont prêts à nous soutenir.

 

 

La Cédéao doit s’abstenir de l’usage de la force en Côte d’Ivoire (justice)

AFP – 18.03.2011

 

Les 15 Etats de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) ont reçu l’ordre de la Cour de justice régionale de s’abstenir de l’usage de la force en Côte d’Ivoire, dans une décision provisoire vendredi.
Le tribunal, qui avait été saisi d’une requête déposée au nom du président ivoirien sortant Laurent Gbagbo, « ordonne aux Etats membres et aux institutions de la Communauté de se conformer strictement à l’article 23 du règlement de la Chambre » a indiqué la présidente de la Cour, Awa Daboya Nana. « Cet article, a-t-elle précisé, prévoit que, quand un conflit vient devant la Chambre, les Etats membres doivent s’abstenir de toute action susceptible
d’aggraver le conflit ».
L’affaire sera jugée sur le fond le 9 mai. Laurent Gbagbo avait saisi en février la Cour de justice de la Cédéao pour contester la décision de la Communauté économique d’exiger son départ de la présidence de Côte d’Ivoire.
Le 7 décembre, un sommet de la Cédéao avait exigé le retrait du pouvoir du chef d’Etat sortant ivoirien, reconnu son rival Alassane Ouattara vainqueur de l’élection présidentielle du 28 novembre et suspendu la Côte d’Ivoire de l’organisation régionale.
La Cédéao avait également menacé de déloger M. Gbagbo par la force s’il refusait.
L’avocat de Laurent Gbagbo, Mohamed Faye, s’est félicité de cette décision, soulignant qu' »aucune institution de la Cédéao ne devrait prendre quelque action que ce soit susceptible d’aggraver la situation tant que le tribunal ne se sera pas prononcé sur le fond ».
« La Cédéao est une communauté économique qui a décidé de s’ingérer dans les affaires intérieures d’un Etat membre, ce qui est hors de sa juridiction », avait argumenté en février un porte-parole de M. Gbagbo, Ahoua Don Mello.
La décision de la Cour de justice n’aura cependant pas d’implication immédiate, la Cédéao semblant avoir écarté un éventuel usage de la force en Côte d’Ivoire.

 


Crise ivoirienne : Pour les femmes de la CEDEAO, le panel a échoué

DirectScoop – 18.03.2011

 

DAKAR – La présidente du Réseau paix et sécurité pour les femmes de l’espace CEDEAO (REPSFECO), l’ivoirienne Salimata Porquet, a admis jeudi « l’échec du panel des présidents », chargé d’apporter des solutions négociées pour une sortie de crise pacifique en Côte d’Ivoire.

« Nous espérons qu’après l’échec du panel des présidents, nous allons être écoutées », a-t-elle signifié, annonçant des initiatives de son association pour ramener les 2 parties à la négociation.

« Si les hommes ont échoué à ramener les deux positions à la négociation, c’est parce qu‘ils n’ont pas dit des vérités qu’ils devaient dire ou pris certains contours qu’ils devaient prendre » a estimé Mme Porquet qui croit au rôle « médiateur » de la femme.

Plusieurs observateurs ont qualifié les propositions de l’Union Africaine de « ponce-pilatisme », l’accusant de « s’être lavé les mains dans le dossier ivoirien ».

Après plusieurs dissensions observées au sein du Groupe, le Panel de l’UA s’était contenté de réitérer la reconnaissance de la victoire d’Alassane Ouattara sur la base de la certification controversée du patron de l’ONUCI (Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire).

Les Chefs d’Etat ont par ailleurs demandé au Conseil constitutionnel qui a déjà reconnu Laurent Gbagbo, vainqueur de la présidentielle de 2010 de procéder à l’investiture de Ouattara. Ce dernier a menacé mardi ledit Conseil, l’accusant de « forfaiture ».

Pour le gouvernement ivoirien, cette position du panel a « préservé la souveraineté de la Côte d’Ivoire et le respect de ses institutions ». Le Président Gbagbo qui a pris acte de cette position a réitéré son attachement à une sortie pacifique de la crise ivoirienne.

 

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5 Réponses to “Newsletter #71: CRISE IVOIRIENNE: RETOUR A LA CASE CONSTITUTION”

  1. ASCO 23/04/2011 à 08:54 #

    Il est au dessu des framacons car ils toubéront face à lETRRNELLE DES ARMEES celui qui change le coup de vie des hommes.Les mantores de sarcko disent qu’ ils le metrons dans un cercuille mais ils le véront sur leur chemin car seul les dessins de l’ etrnelle s’accomplissent sur le trone des hommes.

  2. Anzo 19/04/2011 à 17:58 #

    L’ennemi de la Cote d’Ivoire c’est d’abord la France.
    Dos au mur, il ne faut plus reculer et il faut livrer la guerre que la France nous a déclenchée.
    Les hommes du gouvernement du Président Laurent Gbagbo sont sous surveillance militaire des hommes du gouverneur Français Ouattara. Ils sont ainsi des prisonniers de guerre et devront être considérés comme tels jusqu’à leur libération totale. La France a déclenché cette guerre, il nous appartient de la finir. Le président Gbagbo était trop modéré surtout envers la France pour éviter qu’elle s’ingère directement dans le conflit conte tenu de sa force de nuisance. Mais voila qu’elle s’y est ingérée de façon spectaculaire malgré la prudence de notre président. Voila que notre pays est défiguré, les français ont tués près de 3000 ivoiriens en une seule nuit sans sourciller sous prétexte de protéger la population. On se rend bien compte que son prétexte est fallacieux puisqu’elle a pris le soin de garder ses ressortissants au 43eme BIMA avant de nous bombarder. Alors voyez-vous cher frères et sœurs, Ivoiriens de tout bord, nous n’avons qu’un seul ennemi, la France. Soit nous nous débarrassons d’elle et nous évoluons ou bien nous la laissons agir de la sorte dans notre pays et nous n’aurons jamais la liberté, ni la dignité et nous resterons a jamais un petit pays pauvre sous développé a la merci des humeurs sadiques et meurtrières de la France. Cependant nous savons tous que notre sous sol peut nous sortir de la misère dans laquelle cette France veut nous maintenir en vu de continuer à prospérer au dépend de la vie des Ivoiriens et autres Africains. Nous sommes faible militairement, certes, mais peut-on mener la vie dure a la France sur notre territoire pour qu’elle s’en aille? Peut-on faire pression sur les français en cote d’ivoire pour que l’opinion française fasse a son tour pression sur son gouvernement pour que la France quitte définitivement la Cote d’Ivoire comme ca été le cas dans l’ancienne Indochine contre l’armée française et américaine ? Je pense que oui. L’Algérie des années 90 est un cas d’école ou les algériens frustrés de l’ingérence française dans leur politique interne se sont mis à attaquer les intérêts français sur l’étendue du territoire algérien pour rappeler la France à l’ordre.
    La France nous méprise et nous tue sur notre propre territoire. Elle a enlevé notre président de force, celui la même qui nous demandait de ne pas nous en prendre aux intérêts français, et elle l’a livre aux bourreaux de son gouverneur. Pour ceux qui ne le savent pas encore nous sommes sous occupation française. La preuve, notre port et aéroport sont sous control français sans l’avis de nos autorités.
    Nous ne devons pas écouter les anciens dirigeants qui appellent au calme car ils ont eux même le couteau du bourreau a la gorge, ils sont tous séquestrés par les rebelles a qui ils ont été remis mains et pieds lies par la France.
    Dans une guerre, c’est toujours le plus fort qui prend l’initiative d’engager la bataille contre le faible. Vous ne verrez jamais la France engager une guerre contre les états unis ou même le canada ou la chine. Mais puisque c’est la cote d’ivoire, La France prend plaisir à nous massacrer, a nous lier les mains et pieds et nous livrer a des tueurs sans foi ni loi.
    Nous ne somme plus au temps de l’esclavage ni de la colonisation. Il nous faut réagir de façon efficace et avec bonne intelligence surtout que nous nous savons faible sur notre territoire par rapport a son armée, mais nous avons un atout majeur. Nous sommes chez nous et nous sommes forts par rapport à ses ressortissants et ses intérêts. Voila la ou la guerre doit se mener. Nous devons former des équipes de renseignement et de résistance dans tous les quartiers d’Abidjan et des villes de l’intérieur pour mener une guerre farouche contre tout ce qui est français en cote d’ivoire. Nous n’avons pas cherché la guerre, la France nous l’a déclenchée et nous a humiliés malgré tout ce que nous avons pu faire pour l’éviter. Alors prenons courage et menons la sans complexe ni merci et avec rage, acharnement et rigueur contre la France, rien que la France en Cote d’Ivoire pour notre survie et l’avenir de la cote d’Ivoire, et avec elle l’avenir de l’Afrique.
    Que Dieu bénisse la Cote d’Ivoire, qu’il bénisse la terre des Hommes.
    Anzo
    Panafricaniste

    • Monier Alain 20/04/2011 à 07:08 #

      Bonjour,
      La France, disons la Republique Francaise ne se cantonne pas a sa representation Nationale, il y a aussi ceux qui considerent l’Afrique comme se devant d’affirmer son independance, la Cote d’Ivoire en ait pleinement partie integrande. Ton jugement si il s’appuie sur des evidences, devrait se departir d’esprit revanchard (je sais que cela n’est pas facile). Le bouc emissaire est une aptitude Occidentale que vous ne devriez pas utiliser.Je donne tord a la politique Francaise en Cote D’ivoire, il n’y avait pas lieu de prendre partie pour Ouattara d’autant que le resultat des elections pretait a confusion (jele crois). A mon sens cela n’engage que moi, le Pouvoir devait etre partage dans la mesure ou les intention annoncees devaient etre l’interet de la Cote D’ivoire. Ouattara represente a mes yeux la dictature du FMI avec ce que tout cela draine de connotations indigestes et nauseabondes. L’Afrique (tous au moins certain de ses potentats, en particulier l’Ethiopie est en train de brader ses terres aux profils d’internationnales du fric. Pays a la limite de la famine, les produits agricoles sont directements exportes pour le profils sans que les produits alimentaires crees profitent a la population. L’Etat affirme que ces rentrees d’argent serviront a l’industralisation (et paradoxalement importer les poduits de premieres necessites que l’internationnale du Fric vend a l’etranger). A mon sens cette pretendue industralisation ne resoudra pas l’essentiel, endiguer la Faim.Je suis sortie du registre de la Cote D’ivoire mais a mon sens cela s’aligne avec la politique Efmiste de Ouattara. Mon pays a beaucoup a se faire pardonner je le concois aisement, mais la France n’a pas ete, ne fut pas unanime sur les choix prix par ses responsables. Cordialement Alain Monier

  3. nico-bula 19/04/2011 à 13:55 #

    que le peuple ivoirien se dresse comme un seul homme pour dire non a la destruction de ce beau pays sinon mr sarkozy se croirait en terre conquise . il n’appartient pas a sarkozy de dicter les affaires de la cote d’ivoire comme une prefecture de la france. les ivoiriens du monde entier doivent dire non a cette politique de neo-colonialisme . DEGAGEZ DE LA COTE D’IVOIRE LES FORCES DES TENEBRES ( LA LICORNE <> ):DEHORS . QU’AUCUN PAYS AFRICAIN NE RECOIVE PLUS JAMAIS NICOLAS SARKOZY .MOBILISONS NOUS.

  4. Richard 26/03/2011 à 03:16 #

    Décidément, Nicolas Sarkozy semble avoir beaucoup d’influence à lui seul, vous avez vu les infos, après la Lybie, maintenant il veux se débarraser de Laurent Gbagbo, mais pour qui ce prend t’il ce Sarkozy ? un colonisateur ?

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