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COTE D’IVOIRE: La logique de « l’absurde » ?

7 Mar

Pierre Sané – 03.02.2011

Le scénario du pire, l’intervention armée de l’extérieur, ayant semble-t-il été écarté, voici que se déploie sans peur des contradictions la stratégie de l’absurde. On nous promet un « étouffement économique et financier » de la Côte d’Ivoire : interdiction d’exportation du cacao, interdiction faite aux banques de « coopérer » avec le régime de Laurent Gbagbo, interdiction de paiement des salaires des fonctionnaires et des soldats, gel des avoirs d’individus et de sociétés nationales et privées, restrictions de déplacements, autant d’actions à la légalité pour le moins douteuse.

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LA REPUBLIQUE DU GOLF: cauchemar, otages et vaste mascarade

3 Fév

Nombreux sont ceux qui, à l’extérieur de la Côte d’Ivoire, décrient le « blocus » de l’hôtel du Golf « maintenu » par le président Laurent GBAGBO.

Sur place, cela fait sourire… Les personnalités du camp Ouattara sillonnent pourtant les villes d’Afrique et du monde entier, sans que personne ne se pose de questions.

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Le CFA, un outil de contrôle sur les africains

3 Fév

La zone franc et le franc CFA, un système hérité de la colonisation

La zone franc et sa monnaie le franc CFA constituent le seul système monétaire colonial au monde à avoir survécu à la décolonisation. La mise en place progressive de ce système est le résultat de choix stratégiques de la France mettant l’entreprise de colonisation au service des intérêts économiques français. Les monnaies africaines sont supprimées et des banques privées appartenant aux colons mais contrôlées par la France sont créées.

La puissance coloniale exploite les matières premières des colonies pour alimenter l’industrie française et utilise les colonies comme débouchés pour les produits français. Suite à la crise de 1929, la France accentue son repli sur l’empire colonial pour protéger son économie et son commerce extérieur. La création de la zone franc en 1939 offre le moyen de pérenniser cette stratégie : les échanges avec des pays extérieurs à la zone franc sont interdits, ce qui cimente les liens économiques et commerciaux entre la France et son empire. La monnaie franc CFA (Colonies Françaises d’Afrique) est quant à elle créée en 1945 afin que la dévaluation du franc français au sortir de la guerre n’affecte pas les marchés des possessions africaines de la France. Celle-ci conserve ainsi le leadership dans le commerce extérieur des colonies et réaffirme sa suprématie sur son empire.

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COTE D’IVOIRE: POUVAIS-JE RESTER SOURD À TANT DE SOUFFRANCES BAFOUÉES ?

3 Fév

Vous me connaissez. Je n’ai jamais été ni le céroféraire ni le thuriféraire d’un afro-centrisme militant, parce que tous les centrismes sont naïfs, et nocifs, et stériles. Je n’ai jamais supporté une Afrique tournée vers un passé qui ne se concevrait que dans l’âge d’or des pyramides ou l’âge de cendres de la colonisation et de l’esclavage. J’ai pu – ou su – crier à Douala que la France ne devait rien au Cameroun quand on se placerait sous cet éclairage des relations passées. Avec Frantz Fanon, j’ai dit que je n’étais pas prisonnier de l’histoire, que je n’y cherchais pas un sens à ma destinée. J’ai toujours brandi le Hic et Nunc comme la règle, l’équerre et le compas qui traçaient les lignes de ma conduite et de ma relation à autrui. C’est ce Hic et Nunc qui m’autorise aujourd’hui à dire avec Aimé Césaire «fin à ce scandale » mais aussi «this scandal must be put to an end», pour me faire comprendre du maître de l’Outre-Atlantique ; à ne pas rester sourd à tant de souffrance et de dignité bafouées ; à me demander – pure question de rhétorique – quelle position aurait prise le défenseur de la liberté, de la justice et de l’Algérie meurtrie, Frantz Fanon.

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COTE D’IVOIRE UNE GOUTTE DE PETROLE POUR UNE GOUTTE DE SANG

2 Fév

DE VOX HUMANA

 

Par voie de presse, nombreux sont les Africains en général et les Ivoiriens en particulier qui ont appris que le président français, M. Nicolas Sarkozy, aurait évité le dossier de la crise ivoirienne à Addis-Abeba, en Éthiopie. Nombreux sont aussi ces Africains et Ivoiriens qui ont jubilé à l’annonce de cette nouvelle.

Mais, s’il vous plaît, ne vous y trompez pas. Point n’est besoin de jubiler et de crier victoire. La France ne renonce jamais à ce qu’elle a prévu de faire. Le président Sarkozy a seulement évité d’aller de nouveau heurter et humilier les Africains devant leur porte, sur leur sol, comme il l’avait déjà fait à Dakar. Tout le monde, dans son entourage, lui a vivement déconseillé de refaire le coup.

Il sait qu’il aura le président Gbagbo à l’usure. Pas besoin de guerre comme il l’a préconisé il y a un temps au début de la crise avec ses injonctions et autres ultimatums, tel un Tribun, type Cesare ! L’homme avait voulu une guerre à lui en terre africaine et faire de la Côte d’Ivoire son Irak et Gbagbo son Saddam, comme l’avait fait son mentor, George W. Bush, en Irak et avec Saddam. Moult personnes l’en ont dissuadé. Cela ne veut pas dire qu’il a renoncé ou baissé la garde. Que nenni !
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